VeriTouch a annoncé la sortie prochaine de son magnétoscope numérique MuViBOXX!, qui intégrera pour la première fois un réseau P2P dont les contenus seront protégés par biométrie.

Non, ça n’est plus de la science-fiction, et ça n’est pas une blague. L’industrie veut vraiment que nous placions notre index sur notre lecteur DVD avant d’avoir la possibilité de lire un contenu acquis en toute légalité. On ne sait jamais, si la nounou voulait regarder une saison complète de la petite maison dans la prairie pendant que le petit dort… il faut à tout prix l’en empêcher !

La MuViBOXX ! est ainsi un lecteur/enregistreur de salon qui a la particularité de récupérer des contenus sur Internet via le réseau P2P propriétaire créé par VeriTouch. Ne peuvent être téléchargés et partagés sur ce réseau que les contenus autorisés par les ayants droits, et bien sûr protégés par un DRM. Et comme tout cela ne suffit pas, VeriTouch a décidé de protéger la protection en ajoutant un contrôle biométrique pour vérifier que la personne qui veut accéder au contenu est bien celle qui l’a acheté.

Pour faire passer la pilule, VeriTouch annonce que des points seront donnés à ceux qui uploadent le plus, pour leur permettre d’acheter de nouveaux contenus, et surtout leur « set-top TV box » est une merveille technologique : disque dur FireWire de 500 Go, graveur DVD double-couche, sorties numériques, DolbyDigital 5 canaux, WiFi intégré, gestion de la VoIP…

Mais tout de même !

Jusqu’où iront-ils dans le contrôle du consommateur ?

Comment ne pas être affolé de tant de folie dans la volonté démesurée de vendre chaque image à chaque oeil qui les regardent ?

Les DRM sont une plaie pour la liberté individuelle. Pensez simplement aux moteurs de recherche de livres d’Amazon et de Google. Tous deux ont d’ores-et-déjà annoncé qu’ils donneraient bientôt la possiblité d’acheter une et une seule page d’un livre, toutes étant protégées par DRM. Finies donc les photocopies, finie la lecture d’un passage au fond d’une bibliothèque. D’ici quelques années, si le mouvement du DRM continue sur cette démente lancée, il faudra payer pour tout, au détriment total de la libre culture.

Entre le tout-gratuit et le tout-payant, il y a une justice (et justesse) sociale que le législateur se doit de sauvegarder en refusant de protéger le DRM comme il s’apprête à le faire en France avec la réforme du droit d’auteur.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés