Google a avancé ses pions à Bruxelles dans l'espoir d'éviter une amende dans le cadre de la procédure pour abus de position dominante dans la recherche et la publicité en ligne. Bruxelles s'accorde quinze jours pour étudier les propositions du géant américain.

Les négociations se poursuivent entre la Commission et Google, dans le cadre de l'enquête pour abus de position dominante démarrée il y a deux ans contre le géant de la recherche qui contrôle plus de 90 % des parts de marché dans la recherche en ligne sur le Vieux Continent. Et la firme de Mountain View, soucieuse d'éviter la moindre amende, a présenté ses solutions à Bruxelles avec l'espoir de refermer ce dossier.

Car un échec des négociations aurait de lourdes répercussions sur les activités du groupe. Bruxelles a en effet la possibilité d'infliger une amende pouvant atteindre 10 % du chiffre d'affaires global du groupe. Vu les résultats du groupe, elle s'exprimerait en milliards de dollars (elle aurait par exemple été de 4 milliards de dollars, si l'on se base sur les données de 2011).

Le détail des concessions proposées par Google n'est pas connu. Le Financial Times précise néanmoins que les autorités européennes s'accordent deux semaines pour examiner les propositions de Google et y répondre. En revanche, les reproches de Bruxelles envers Google sont connus et se divisent en quatre grands chapitres.

L'intégration de ses moteurs de recherche spécialisés au sein des résultats affichés en première page de Google, la reproduction de données récoltées sur des sites concurrents (comme les avis sur les sites spécialisés dans le tourisme), l'exclusivité publicitaire dans les pages de résultats intégrés aux sites web partenaires et la portabilité des campagnes AdWords vers d'autres plates-formes publicitaires.

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