Si vous avez l'intention de partir aux toilettes pour utiliser votre iPhone et surfer sur Internet pour trouver la réponse à une question du bac, il serait avisé d'y réfléchir à deux fois. Le ministère de l'Education Nationale a annoncé que cette année, des détecteurs de signaux seront installés dans des salles d'examen pour repérer les éventuels tricheurs.

L’an dernier, le baccalauréat avait donné lieu à un petit psychodrame après que Numerama a révélé qu’une question du Bac S avait fuité sur le forum du site JeuxVideo.com, avant l’organisation de l’épreuve de mathématiques concernée. Même si rien ne démontrait que beaucoup d’élèves avaient bénéficié de la fuite, les recours déposés pour faire respecter l’équité entre les candidats avait poussé le ministère de l’Education Nationale à demander aux correcteurs de ne pas noter la question.

Cette année, le ministère est donc plus que jamais sur les dents pour éviter que des fraudeurs ne puissent sévir. Mercredi, le gouvernement a annoncé une série de mesures pour décourager les tricheurs, qui ont de plus en plus recours à des moyens technologiques pointus pour obtenir des réponses ailleurs que par dans leur tête. Tous ont pour point commun de communiquer avec l’extérieur par le truchement des ondes.

Comme d’habitude, les téléphones portables, smartphones et autres tablettes tactiles seront interdites dans les salles d’examen, à l’inverse des calculatrices qui sont autorisées pour certaines épreuves. Mais « la fouille des élèves et des sacs étant interdite, l’efficacité de la mesure semble limitée« , note l’AFP. En réalité, « les élèves peuvent, après le début de l’épreuve, demander à aller aux toilettes et utiliser leur téléphone« . Or le brouillage des ondes est réglementé en France, et est interdit en dehors des salles de cinéma et des prisons.

Le ministère va donc tester dans certaines salles (mais bien sûr, il ne dira pas lesquelles) un nouveau « dispositif expérimental » qui visera à dénicher les émetteurs d’ondes. « Il existe des appareils professionnels qui permettent de détecter des ondes émises par les téléphones portables dans un rayon de 10 à 20 m« , rappelle Le Parisien. Il s’agit essentiellement de pouvoir se prémunir de l’espionnage industriel dans les entreprises.

« Dès qu’une émission ou une réception est découverte, une petite diode s’allume. Ce système ne permet pas d’écouter les conversations, mais signale simplement une activité électromagnétique qui correspond à celle d’un mobile« .

Un exemple avec cette solution d’Active Media Concept, qui explique justement que son détecteur peut être utilisé dans des « zones sensibles comme les salles de réunion ou les salles d’examen » :

Partager sur les réseaux sociaux

Plus de vidéos