Le Parti pirate allemand est une force politique sur laquelle il faut désormais compter. Après ses victoires électorales à Berlin et dans la Sarre, le mouvement séduit les électeurs. Il est crédité de 12 % des intentions de vote et se place juste derrière les Verts (13 %).

Jusqu’où se hissera le Parti pirate allemand ? Née en septembre 2006, la formation politique emmenée par Sebastian Nerz n’en finit plus de surprendre. Après sa victoire étonnante dans des élections locales dans la Sarre, le mouvement est en train de s’implanter durablement dans le paysage politique, en témoigne un sondage cité par le Spiegel et signalé sur Twitter par Aurelia End.

Selon l’hebdomadaire allemand, le Parti pirate allemand est désormais crédité de 12 % des intentions de vote. Il s’agit-là du meilleur score jamais enregistré par la jeune structure. L’an dernier, les sondages évoquaient des intentions de vote de 8 à 10 %. Désormais, le « Piratenpartei Deutschland » est juste derrière les Verts, en recul dans les intentions de vote. Un seul point d’écart dans les sondages sépare les deux formations.

Les récents succès électoraux ont bien évidemment favorisé cette tendance. Le Parti pirate allemand a en effet réussi le tour de force de récupérer quinze sièges au parlement berlinois, avec pratiquement 9 % des voix. Dans la Sarre, le mouvement a obtenu 7,4 % des voix, lui permettant d’envoyer quatre élus au parlement local. Il a même doublé les Verts et les Libéraux.

Derrière la réussite du Parti pirate se trouve une organisation très efficace, appuyée par un fort contingent d’adhérents : plus de 24 100 Allemands en sont membres, permettant à la structure d’avoir une force de frappe non négligeable. Même son homologue suédois, pourtant très actif, ne fait pas aussi bien. La formation scandinave ne compte que 8000 membres.

Les thèmes abordés par ailleurs ne se cantonnent plus au numérique et à la culture. Pour séduire de nouveaux électeurs, le Parti pirate allemand a eu l’intelligence de tenir compte d’autres enjeux, notamment locaux. Transport, frais de scolarité, réduction de la dette. Le Parti pirate allemand poursuit progressivement sa mue pour compter dans le paysage politique local.

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