Publié par Julien L., le Mardi 27 Mars 2012

Les entreprises acceptent mieux Facebook au travail

Les réseaux sociaux font progressivement leur retour dans les sociétés. Aux USA, le nombre d'entreprises bloquant les sites communautaires est en recul constant. Certains managers considèrent même que surfer un peu sur Facebook et compagnie est une compensation méritée lorsque les employés se démènent au travail.

Est-ce le retour en grâce des réseaux sociaux auprès des employeurs ? Longtemps considérés par ces derniers comme un terrible frein à la productivité, les sites communautaires semblent aujourd'hui mieux acceptés dans le monde du travail... tant que leur utilisation demeure raisonnable. C'est ce qui ressort d'une étude américaine rapportée par Computer World.

Le nombre de grandes entreprises bloquant les réseaux sociaux est en effet en train de reculer aux États-Unis. Si ces sociétés étaient encore 76 % à le faire en 2009, et 50 % à le faire en 2010, elles ne seront plus que 30 % en 2014, selon les projections de l'institut Gartner. Pourquoi un tel revirement, alors que ces espaces sont particulièrement chronophages ?

Deux raisons à ce changement de politique. La première concerne l'entreprise elle-même. De plus en plus de sociétés ont besoin d'avoir accès aux réseaux sociaux pour leurs affaires, pour mener par exemple des campagnes auprès des internautes à travers les pages fans. La seconde se trouve dans les poches des salariés. Avec les smartphones et la connexion 3G, le blocage des sites sur les postes est devenu vain.

Cependant, quelques managers estiment aussi qu'autoriser les employés à surfer quelques minutes par jour sur les réseaux sociaux est une sorte de récompense lorsque ces derniers se démènent au travail ou n'hésitent pas à faire plus, même le soir ou le week-end. C'est en tout cas l'avis d'un membre d'AT Kearney, Kevin Rice. Selon lui, les employés peuvent être amenés à travailler plus, jusqu'à 12 à 15 heures par jour.

Pour le manager d'AT Kearney, la satisfaction des employés de se ménager des pauses sur les réseaux sociaux - sur Facebook ou ailleurs - transparaît ensuite dans leur travail au quotidien. C'est, en quelque sorte, une carotte pour compenser le volume de travail que les salariés abattent. L'essentiel étant que le temps passé sur les sites communautaires reste limité.

Mais pour Thomas Bolac, directeur Marketing & Communication de la branche française, il s'agit d'abord de "nouer des relations de confiance avec ses consultants" et de composer avec des contraintes particulières de déplacement. Cela n'interdit pas pour autant à l'entreprise d'encadrer avec des règles "de bonnes pratiques" concernant l'utilisation des réseaux sociaux depuis l'ordinateur du bureau.

Cela n'est pas sans rappeler le principe des vacances illimités qui est apparu dans certaines grandes entreprises aux États-Unis. Les sociétés qui ont mis en place ce système ont remarqué un gain de productivité, puisque les salariés peuvent s'organiser comme ils l'entendent. Go Health Insurance a ainsi vu sa croissance bondir de 200 % l'année suivant l'installation de ce système.

Mais, comme le note Slate, "l'une des raisons pour lesquelles la productivité augmente, c'est que les employés se sentent davantage responsables... et que ces vacances ne sont pas vraiment des vacances. Les employés ne sont pas au bureau, voire sont à la plage, mais emportent du travail avec eux". Un revers de la médaille loin d'être anodin et que tous ne sont pas prêts à accepter.

Publié par Julien L., le 27 Mars 2012 à 10h37
 
5
Commentaires à propos de «Les entreprises acceptent mieux Facebook au travail»
Inscrit le 05/04/2011
1573 messages publiés
et je suppose que se détendre sur un site porno n'est toujours pas possible !
Inscrit le 03/10/2011
6108 messages publiés
Si, si, Youtube est ouvert !

La première concerne l'entreprise elle-même. De plus en plus de sociétés ont besoin d'avoir accès aux réseaux sociaux pour leurs affaires, pour mener par exemple des campagnes auprès des internautes à travers les pages fans.
Ceci n'est pas une raison, il peut très bien y avoir une personne ou un service chargé de cette com sans pour autant ouvrir au reste des membres de la société.
La seconde se trouve dans les poches des salariés. Avec les smartphones et la connexion 3G, le blocage des sites sur les postes est devenu vain.
Et alors ?
Depuis que la téléphonie mobile a fait son apparition, les sociétés ont décidé que passer ou recevoir des coups de fils personnels n'était plus "normal". Que les employés décident d'aller sur FB avec leur smartphone, c'est tout bénef pour la boite qui garde sa bande passante pour des choses "utiles" et évite quelques failles sur son réseau.

L'idée d'une surveillance des employés à travers le proxy de l'entreprise ne serait-elle pas plutôt l'idée ? Si on voit qu'un employé passe 80% de son temps sur internet au lieu de bosser, ça permet le turnover, alors que sur un smartphone, il peut y passer 8h par jour sans que cela se voit.
Inscrit le 27/03/2012
1 messages publiés
Cher Julien L.,

Je ne sais pas qui vous avez interviewé chez A.T. Kearney mais ses paroles ne reflètent pas la position du cabinet sur l'utilisation des réseaux sociaux en interne ni les raisons pour lesquelles ils sont en libre accès.

Il ne s'agit en aucune façon d'une carotte pour compenser quoi que ce soit et cela n'a rien à voir avec la généralisation des smartphones. Quant aux heures de travail, la norme n'est pas de 12 à 15h par jour.

Il y a tout d'abord une raison managériale, qui est la volonté du cabinet de nouer des relations de confiance avec ses consultants. Il y a également une raison pratique qui est qu'un consultant est amené à voyager très fréquemment et à passer de nombreuses nuits à l'hôtel. Nous n'allons pas lui demander d'emmener son ordinateur personnel à chaque déplacement. Il y a en revanche des règles claires de bonnes pratiques d'utilisation des réseaux sociaux depuis son ordinateur professionnel ainsi que des règles strictes liées à la confidentialité de nos clients, notamment en rapport avec les problématiques de géolocalisation.

Très cordialement,

Thomas Bolac
Directeur Marketing & Communication, France
Inscrit le 16/06/2009
9702 messages publiés
Mindo (Rédacteurs Numerama) le 27/03/2012 à 18:49
Thomas Bolac,

Les éléments de cet article sont tirés de l'entretien qu'a accordé Kevin Rice, consultant chez AT Kearney à Computer World. Le lien du sujet : https://www.computer...acebook_at_work
Vos précisions ont néanmoins été ajoutées au sujet.

Bien cordialement,
[message édité par Mindo le 27/03/2012 à 18:58 ]
Inscrit le 14/11/2012
1 messages publiés
recherche au tarvail sur facebook
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