Le gouvernement a lancé ce mardi les appels à candidatures qui doivent déterminer les offices d'enregistrement du domaine .fr et de 10 autres extensions de noms de domaine couvrant les différents DOM-TOM.

La France est une République indivisible, mais pas sur Internet. Le ministère de l’économie numérique a fait paraître au Journal Officiel de ce mardi 20 mars 2012 une série d’appels à candidatures pour assurer les fonctions d’office d’enregistrement des domaines de premier niveau correspondants aux différents territoires français :

  • .bl pour Saint-Barthélémy
  • .gp pour la Guadeloupe
  • .pm pour Saint-Pierre-et-Miquelon
  • .wf pour Wallis-et-Futuna
  • .fr pour la France entière (domaine qui fête ses 25 ans)
  • .mf pour Saint-Martin
  • .re pour la Réunion
  • .yt pour Mayotte
  • .tf pour les Terres australes et antarctiques françaises
  • .gf pour la Guyane française
  • .mq pour la Martinique

Sauf très improbable surprise, l’AFNIC devrait remporter l’appel à candidatures ouvert jusqu’au 11 mai 2012, au moins pour les extensions dont elle a déjà la gestion. Créée en 1998 par l’INRIA, qui avait jusqu’alors en charge la gestion du .fr, l’AFNIC gère déjà les extensions .re (Ile de la Réunion), .pm (Saint-Pierre et Miquelon), .tf (Terres australes et antarctiques Françaises), .wf (Wallis et Futuna), et.yt (Mayotte).

La désignation des offices d’enregistrement sera faite par le ministre en charge des communications électroniques pour une durée de cinq ans renouvelable, conformément aux dispositions des articles L. 45 et R. 20-44-35 du code des postes et des communications électroniques.

Marché ouvert oblige, depuis la loi du 22 mars 2011 toutes les extensions des domaines français doivent être ouverts à toute l’Europe. Ce qui signifie que les domaines des DOM-TOM pourront être utilisés même sans habiter les départements et territoires concernés. Ce qui risque de dissoudre leur identité.

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