Le service de recherche de disparus, Google Person Finder, a été récompensé au Japon pour le soutien qu'il a apporté aux sinistrés frappés par la triple catastrophe du 11 mars 2011. Pendant les sept mois où l'outil a été actif, il a contenu plus de 670 000 entrées.

C’est typiquement le genre d’outils que l’on aimerait ne jamais avoir à utiliser, mais qui malheureusement s’impose lors de certains évènements. Alors que le Japon vient de commémorer le premier anniversaire de la triple catastrophe du 11 mars 2011, un panel de spécialistes et les internautes nippons ont tenu à remercier Google en récompensant son service de recherche de disparus, le Person Finder.

Le Google Person Finder avait été activé le jour même du séisme, de magnitude 9 sur l’échelle de Richter. Pendant sept mois, l’outil a permis à quelques 5000 bénévoles d’enrichir la base de données afin de permettre aux Japonais situés loin des zones sinistrées de se renseigner sur la situation de leurs proches. À la fin du mois d’octobre, le Google Person Finder disposait de plus de 670 000 entrées.

Si le tremblement de terre a été très puissant, ce n’est pas lui qui a été causé le plus de victimes. C’est le tsunami dévastateur qui en a résulté. Des centaines de kilomètres de côte ont en effet été ravagés, parfois très profondément dans les terres. Le bilan officiel fait état de plus de 15 700 morts, 6000 blessés, 4200 disparus et 139 000 réfugiés. Et le tsunami a surtout engendré l’accident nucléaire de Fukushima.

Le Google Person Finder a été activé à de multiples reprises par le moteur de recherche pour répondre à l’urgence des catastrophes naturelles. L’outil a servi notamment lors des séismes en Chine, au Chili, en Nouvelle-Zélande et en Haïti, ainsi qu’au moment des inondations au Pakistan. La firme américaine propose par ailleurs d’autres services pour aider les populations frappées par désastre.

Le centre de réponse aux crises met à disposition divers outils destinés à faciliter le travail des secours et l’aide aux victimes. Cela va de Google Maps à Google Earth, en passant par des alertes publiques et d’autres technologies. Une chaîne sur YouTube, shousoku (« nouvelles » en japonais), avait aussi été lancée afin de permettre aux réfugiés de laisser un bref message à leur famille.

Selon les conditions d’utilisation du Person Finder, les données collectées au cours des sept mois d’activité du service sont supprimées au bout d’un an.

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