Alors que l'hébergement ou les transports sont au coeur de l'organisation des Jeux Olympiques, le gouvernement britannique édite un document pour préparer les entreprises avant les épreuves. Il y est recommandé de se préparer à des coupures ou à des ralentissements massifs d'Internet et de privilégier, paradoxalement, le travail à domicile.

Londres et le Royaume-Uni s’apprêtent à recevoir les Jeux Olympiques qui débuteront le 27 juillet prochain. Le Cabinet Office, organe inter-ministériel britannique, a édité à cette occasion une liste d’informations à destination des professionnels baptistée « Préparez votre entreprise pour les Jeux« .

Dans ce document, le gouvernement met en garde les entrepreneurs sur la possibilité qu’ils n’aient plus accès à Internet lors de certaines journées d’épreuves. En effet, le nombre de connexions pouvant être très important, les fournisseurs d’accès pourraient rationner voire couper les connexions dans certaines zones.

Les entreprises se voient donc recommander de laisser leurs salariés travailler de chez eux. La solution paraît d’un premier abord totalement paradoxale, puisqu’elle va augmenter le nombre de connexions à Internet. Mais elle vise à répartir les points d’accès au mieux dans toute la ville et sa banlieue, pour éviter les surcharges sur des points névralgiques du coeur de Londres, qui seront particulièrement sollicités lors des évènements sportifs. Le gouvernement a choisi de diffuser cette information longtemps avant le début des épreuves afin que les administrateurs puissent vérifier que l’accès aux documents et aux outils de travail est bien possible depuis l’extérieur de l’entreprise.

Des tests grandeurs nature commencent donc à être effectués et les entreprises expérimentent le travail à domicile. Pour les ministres, cela pourrait également changer durablement les habitudes de travail des anglais qui pourraient en profiter pour continuer à travailler de chez eux avec les épreuves.

« Beaucoup d’entreprises ne sont pas encore préparées aux énormes risques que peuvent représenter les Jeux de Londres » explique au Guardian Kathryn Hurt, chef de projet chez MWB Business Exchange. Pour la firme qui propose des espaces de travail partagés, « il a beaucoup été question des difficultés pour circuler dans la ville et ses environs, mais on n’a pas assez parlé des problèmes liés au trafic Internet« 

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés