La Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) a marqué sa satisfaction suite au discours de François Hollande détaillant sa politique culturelle, s'il était élu. L'ARP a en particulier apprécié la décision du candidat socialiste de poursuivre la lutte contre la contrefaçon commerciale et de tout faire pour faire respecter le droit moral des créateurs.

C’est avec un soulagement certain que les ayants droit ont accueilli les grandes lignes du programme culturel de François Hollande, qui a été détaillé lors des Biennales internationales du spectacle, à Nantes. Évitant la question de l’abrogation de l’Hadopi, la Société civile des auteurs-réalisateurs-producteurs (ARP) a surtout retenu la volonté du candidat socialiste de poursuivre la lutte contre le piratage.

« Loin des clivages partisans et stériles sur la Hadopi, ce discours met en avant l’absolue nécessité d’une rémunération assurée pour les créateurs, mais aussi le développement d’une offre numérique culturelle importantes » écrit l’ARP, qui avait interpellé François Hollande dans une tribune cosignée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD) et quinze créateurs.

Leur principale inquiétude résidait dans le contenu du programme culturel de l’ancien premier secrétaire du PS et de la question de l’avenir de l’Hadopi, qui revenait sans cesse, craignant que l’abrogation du dispositif ne « constitue l’alpha et l’oméga de sa politique« . Inquiétude qui est désormais envolée, dans la mesure où le candidat socialiste ne compte pas abandonner la lutte contre la contrefaçon.

« Les cinéastes se félicitent de la priorité annoncée visant à lutter contre les profiteurs de la contrefaçon, notamment ceux qui font commerce, dans l’univers numérique et de quelque manière que ce soit, des œuvres pour lesquelles ils n’ont acquitté aucun droit » poursuit l’ARP, qui attend maintenant que les paroles se transforment en actes… mais encore faut-il que François Hollande remporte l’élection présidentielle.

Si dans son discours, François Hollande s’est abstenu de dire ce qu’il comptait faire de l’Hadopi, il a toutefois évoquer le vote d’une loi « qui signera l’acte 2 de l’exception culturelle française » et qui « sera élaborée en lien étroit avec tous les professionnels du monde de la culture« , afin d’éviter les affrontements pour se concentrer sur les solutions.

« Je rappellerai autant de fois que nécessaire que les créateurs doivent être rémunérés pour leurs œuvres. La lutte contre la contrefaçon commerciale sera donc maintenue et je veillerai à faire respecter le droit moral, pilier des droits d’auteur » a-t-il en particulier souligné. La contrefaçon commerciale sera donc maintenue. Reste à savoir s’il y a un espace pour les échanges non marchands dans l’esprit de François Hollande.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés