Avec le succès de l'iPod, Apple est sans doute encouragé à pousser sa chance au delà de ses frontières traditionnelles. Dans une interview accordée à CNet, le président de Motorola a confirmé les rumeurs selon lesquelles Apple préparerait un smart phone.

L’arrivée d’un téléphone mobile avec support de l’iTunes d’Apple avait été largement anticipée dans la presse mondiale. Au moment de son lancement officiel, le Rokr de Motorola fut cependant immédiatement occulté par la révélation simultanée du spectaculaire iPod nano de la firme de Cupertino. Depuis, le président de Motorola, Ed Zander, se montre très nerveux dès qu’il s’agit d’évoquer son partenaire Apple. « Screw the nano »« , a même déclaré Zander devant témoins la semaine dernière, usant ainsi de termes peu conventionnels pour exprimer son mépris face à la nouveauté d’Apple.

« Nous savons qu’ils vont construire un smart phone, ça n’est qu’une question de temps« , a ensuite indiqué Zander par la voie de Cnet News.com. Le smart phone est pour Apple une étape supplémentaire logique pour rester l’acteur incontournable de la musique numérique. Bill Gates lui-même avait affirmé que l’avenir de la musique en ligne passait par le téléphone mobile qui deviendrait tôt ou tard le lieu de convergence pour la téléphonie, l’assistance (PDA), la vidéo et la musique.

Motorola voit donc son partenaire Apple accroître son statut de concurrent, ce qui peut expliquer la nervosité de son président.

Pour rester leader sur son marché, Zander veut jouer la carte des outils open-source comme Java et Linux, dont l’ouverture s’oppose aux outils propriétaires d’Apple. Mais pour vendre de la musique sur les mobiles, les propriétaires de contenus exigent une sécurisation des média que seules les plateformes propriétaires comme iTunes ou Windows Media peuvent actuellement offrir. « Notre plus grand challenge dans la livraison de la musique se situe dans les logiciels, tels que les DRM » confirme ainsi Zander, qui n’a pour le moment d’autre choix qu’intégrer les solutions d’Apple ou de Microsoft… et de nourir ainsi davantage le monopole de ces géants sur la musique numérique.

Le piège anticoncurrentiel des DRM se referme progressivement.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés