Le domaine public va accueillir de nouveaux auteurs le 1er janvier 2012

Julien L. - publié le Jeudi 29 Décembre 2011 à 17h14 - posté dans Société 2.0

De nouveaux auteurs vont entrer dans le domaine public le 1er janvier 2012, dont le philosophe Henri Bergson, le peintre Robert Delaunay et l'écrivain Maurice Leblanc, créateur d'Arsène Lupin. Cependant, si les œuvres originales sont concernées, les œuvres dérivées, comme les traductions, sont toujours soumises à des restrictions

En l'état actuel de la législation française, lorsqu'un auteur décède les droits d'auteur persistent au bénéfice de ses ayants droit pendant l'année civile en cours au moment du décès, et pendant les 70 années qui suivent. En principe, sauf cas particuliers comme la mention "Mort pour la France", toutes les œuvres des auteurs décédés avant 1941 devraient donc être libres de droit en France depuis le 1er janvier.

Avec la nouvelle année qui approche, c'est donc une nouvelle fournée d'auteurs qui devraient entrer dans le domaine public au 1er janvier 2012. Comme le rappelle Calimaq sur Twitter, cette date est en effet l'occasion de célébrer l'arrivée de nouvelles œuvres dans le domaine public, via l'opération Public Domain Day. En conséquence, le site a publié une liste des auteurs entrant dans le domaine public dans trois jours.

Citons par exemple le philosophe français Henri Bergson, l'écrivaine anglaise Virginia Woolf, le peintre français Robert Delaunay ou encore l'auteur Maurice Leblanc, comme le remarque Aldus. Ce dernier est notamment connu pour avoir donné vie à Arsène Lupin, le célèbre gentleman cambrioleur. Au total, Public Domain Day a recensé 34 personnalités d'une vingtaine de nationalités différentes.

Il faut toutefois rappeler que seules les œuvres originales des auteurs sont concernées par l'entrée dans le domaine public. Les traductions sont une œuvre dérivée, tout comme les adaptations musicales (arrangements, orchestrations...). Leur entrée dans le domaine public est donc dépendante de celui qui a réalisé l'œuvre dérivée et non pas de l'auteur original. Un point rappelé par Public Domain Day.

En d'autres termes, les traductions en français des ouvrages de Virginia Woolf ne sont pas exemple par concernés. Cela engendre évidemment un décalage très curieux, dans la mesure où les adaptations d'œuvres étrangères ne sont pas dans le domaine public alors que leurs auteurs sont décédés depuis longtemps. À moins de s'attaquer soi-même à la traduction, seul ou en coopération.

Publié par Julien L., le 29 Décembre 2011 à 17h14
 
 
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Commentaires à propos de «Le domaine public va accueillir de nouveaux auteurs le 1er janvier 2012»
 
Normal, la traduction est aussi une oeuvre. C'est tout un art que de traduire un texte, avec les mots les plus adaptés sans en trahir le sens. Bref, ça demande bcp plus de travail que d'appuyer sur Google Translate. :)
Hypotèse:
Si je m'inspire "fortement" d'une traduction existante, pour "contourner" le problème , que peut il bien se passer ?

Ahhhh les droits d'auteurs ..... jolie casse-tête, content d'être contemporain de leur métamorphose :D .
Bonne nouvelle pour Maurice Leblanc.
Hypotèse:
Si je m'inspire "fortement" d'une traduction existante, pour "contourner" le problème , que peut il bien se passer ?

Ahhhh les droits d'auteurs ..... jolie casse-tête, content d'être contemporain de leur métamorphose :D .

C'est du plagiat. A l'auteur original de le prouver. Si pas de solution à l'amiable -> tribunal -> amende.

Rien de compliqué.
Nathot, le 29/12/2011 - 18:00
Hypotèse:
Si je m'inspire "fortement" d'une traduction existante, pour "contourner" le problème , que peut il bien se passer ?

Ahhhh les droits d'auteurs ..... jolie casse-tête, content d'être contemporain de leur métamorphose :D .

La même chose que si tu t'inspires "fortement" d'un texte en langue originale pour écrire un autre texte en langue originale. Si l'auteur ou ses ayants-droits ne sont pas contents, ils peuvent porter plainte. La décision de savoir si c'est du plagiat ou pas reviendra au juge, qui appréciera en fonction des arguments avancés par les parties et de ce qu'il peut constater sur les deux textes.


La traduction est une ?uvre comme les autres. Mais bien entendu, le juge devra tenir compte du fait qu'il n'y a pas toujours 36 façons de traduire une phrase et qu'il est normal qu'il y ait des ressemblances.
Donc la traduction est une ?uvre à part et pas un plagiat de l'original?
Par contre une traduction de la traduction est un plagiat...

En gros le droit d'auteur s'applique plus favorablement si y'a du pognon à soutirer ?
Vue le niveau de traduction officiel de certaine oeuvre autant faire la sienne
@Nathot: deux langues différentes ne sont pas capables de véhiculer les mêmes notions. Pour t'en convaincre, regarde les lexiques comparés français/anglais de la lumière ou du son.
Du coup, le traducteur fait des choix et, dans une certaine mesure, trahit le matériau (texte, discours oral,...) original.
À partir de là, un litige contre un traducteur dont tu te serais "inspiré" sera assez simple sur le fond : pour t'en sortir intact il te faudra expliquer pourquoi ta "traduction" présente les mêmes arbitrages que la sienne (sémantiques, pas seulement lexicaux). Bref, courage.

@YSmith: la traduction n'est pas une ?uvre à part, mais une ?uvre *dérivée*. L'auteur conserve ses droits dessus, s'y ajoutent ceux du traducteur.
@YSmith: la traduction n'est pas une ?uvre à part, mais une ?uvre *dérivée*. L'auteur conserve ses droits dessus, s'y ajoutent ceux du traducteur.
Tout à fait. D'ailleurs, il faut l'autorisation de l'auteur (ou du moins de son éditeur original) pour publier une traduction. C'est pour cela que la traduction n'est pas un plagiat puisqu'elle se fait en accord avec l'auteur.
zig, le 30/12/2011 - 09:12
@YSmith: la traduction n'est pas une ?uvre à part, mais une ?uvre *dérivée*. L'auteur conserve ses droits dessus, s'y ajoutent ceux du traducteur.
Tout à fait. D'ailleurs, il faut l'autorisation de l'auteur (ou du moins de son éditeur original) pour publier une traduction. C'est pour cela que la traduction n'est pas un plagiat puisqu'elle se fait en accord avec l'auteur.
D'un autre côté, la traduction d'Arsène Lupin en français ne nécessite pas un gros effort intellectuel ...
Combien de temps la traduction est-elle protégée ?
70 ans après la mort du traducteur, ou comme les enregistrement, 50 ans après publication (et bientôt 70) ?
Dans le second cas, les traduction publiée du vivant de l'auteur sont aussi dans le domaine public.
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