Microsoft vient d'annoncer avoir mis à disposition des développeurs une API leur permettant d'utiliser SkyDrive. Ils peuvent donc désormais intégrer l'espace de stockage en ligne de la firme à leurs applications. Et les développeurs n'ont pas traîné puisque les premières applications Windows Phone l'utilisant voient déjà le jour, ce qui n'est pas sans rappeler les questions d'intégrité et de confidentialité que posent le Cloud computing.

Microsoft vient de mettre à disposition des développeurs Windows 8 et Windows Phone une API leur permettant d’utiliser son espace de stockage en ligne SkyDrive. Cette API leur permet d’intégrer les gigaoctets de stockage du service directement dans leurs applications et d’y enregistrer les documents, photos ou vidéos qu’elles serviraient à produire.

En leur offrant cette possibilité, Microsoft insiste sur l’un des arguments de Windows 8 : permettre aux utilisateurs de retrouver un environnement de travail complet et similaire sur plusieurs machines. Il faut pour cela que les documents créés sur une machine soit accessibles depuis un autre ordinateur ou une autre tablette tactile et donc mutualiser le stockage ou synchroniser les fichiers.

Les développeurs n’ont pas trainé à utiliser l’API disponible depuis mercredi dernier puisqu’une application Windows Phone s’en sert déjà. HandyScan permet en effet à ses utilisateurs sur Windows Phone de numériser leurs documents avec leur téléphone et de les envoyer directement sur SkyDrive.

Reste à savoir quelles seront les garanties apportées à la confidentialité et à l’intégrité des données si Microsoft souhaite que ses systèmes d’exploitation utilisent davantage le cloud computing. Les contours juridiques de ces offres sont encore trop flous, comme le montre la consultation publique lancée par la CNIL qui cherche à lister et à répondre aux problématiques du Cloud. De même, nombreux sont ceux qui craignent l’application du Patriot Act qui autorise les autorités américaines à inspecter les données hébergées aux USA. Les Pays-Bas envisagent, ainsi, d’interdire aux administrations de faire appel aux services de prestataires américains dans ce domaine.

En France, 135 millions d’euros seront mobilisés pour répondre à cet enjeu de souveraineté nationale. Un accord a été signé entre Orange, Thales et Dassault Systèmes pour batir le projet Andromède dont l’ambition est de contrebalancer le poids des Etats-Unis dans l’informatique dans les nuages.

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