Une étude montre que les revenus directs générés par la vente d'applications sur l'Android Market sont bien plus faibles que ceux de l'App Store d'Apple. Des chiffres qui ne doivent pas nous faire oublier que le modèle économique des applications est en train d'évoluer.

La banque d’investissement américaine Piper Jaffray vient de publier les résultats d’une étude portant sur les revenus générés par les applications mobiles. Pour la banque, il serait beaucoup plus lucratif de réaliser des applications pour iOS d’Apple que pour Android de Google.

En effet, l’Android Market n’aurait généré que 240 millions de dollars l’année passée alors que l’App Store a reversé 3,4 milliards de dollars à ses développeurs. Le gateau que les concepteurs d’applications se partage est donc beaucoup plus gros chez Apple.

Seul 1 % des applications téléchargées sur la boutique de Google le sont contre de l’argent. Chez Apple, 86 % des applications sont achetées. Sur l’ensemble du chiffre d’affaires généré par les ventes d’applications, entre 85 % et 90 % sont générés par l’App Store. La banque estime que cette domination va continuer et que l’écosystème d’applications d’iOS représentera toujours 70 % du marché dans 4 ans.

Néanmoins, il faut noter que cette étude ne se base que sur les applications payantes. Or, de plus en plus d’applications sont gratuites et sont financées par la publicité ou par les achats in-app. Le modèle économique des applications est donc en pleine mutation et les lignes de cette étude pourraient radicalement bouger dans les prochains mois. C’est d’ailleurs la stratégie principale de Google, qui a racheté la régie publicitaire mobile AdMob en novembre 2009.

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