Le Syndicat National de l'Edition Phonographique (Snep) a communiqué les chiffres de vente de disques pour le premier semestre 2005. Il se vend davatantage de CD qu'il y a un an, mais le chiffre d'affaires des maisons de disques baisse. Côté numérique, la musique sur Internet et téléphone mobile commence son ascension.

Pour réagir face à la dévalorisation de la musique chez les consommateurs, l’industrie du disque a procédé à une révision de sa politique tarifaire. Nous trouvons aujourd’hui beaucoup plus de CD sous la barre des 15 euros qu’il y a encore un an.

Cet effort sur les prix a eu un effet immédiat.

Les consommateurs ont acheté au premier semestre 2005 4,8 % de disques de plus qu’il y a un an à la même période. C’est donc un résultat positif, qui montre que l’industrie peut tout à fait rivaliser contre la fameuse gratuité du net. Mais en terme de chiffre d’affaires, l’effort sur les prix a fait chuter le résultat en valeur de 11,7 % à 576 millions d’euros, contre 652 millions au premier semestre 2004.

Dans leurs relations avec les disquaires et les grandes surfaces, c’est bien sûr la même chose. Au premier semestre 2005, le Snep a connu une hausse de 5,1 % du nombre de disques vendus en gros. Mais le syndicat enregistre en parallèle une baisse de 2,7 % à 398 millions d’euros du chiffre d’affaires des ventes de gros hors taxes et nettes de remises. Ce chiffre, qui s’élevait à 577 millions d’euros en 2002, traduit également un effort important pour optimiser le réassort auprès des fournisseurs. Il n’est plus aujourd’hui question d’inonder les rayons avec des produits qui ne se vendront pas. De plus en plus, industrie du disque et revendeurs pratique une politique de flux tendu. Il faut aussi noter que, le DVD prenant une place de plus en plus importante dans les rayons, les revendeurs ont besoin de moins de CD qu’avant pour remplir les étals.

Enfin, comme partout ailleurs, la France enregistre une belle envolée de ses ventes en ligne, avec 11,3 millions d’euros de chiffre d’affaires, contre 5,8 au premier semestre 2004. 3,8 millions pour le « téchargement légal sur Internet » (contre 0,8 millions l’an passé), et 7,5 millions pour les ventes sur téléphones mobiles. La sonnerie reste la vache à lait d’une industrie qui voit son avenir dans l’iTunes-isation du téléphone mobile.

« Pour l’instant, les ventes sur téléphone portable concernent essentiellement le téléchargement de sonneries« , concède ainsi Hervé Rony, le directeur général du Snep. Mais l’association d’iTunes et de la G3 offre de nouvelles perspectives pour l’industrie musicale, qui espère bien faire du téléphone mobile le Walkman de demain.

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