Selon Le Figaro, la cellule de veille de la police judiciaire aurait permis de réaliser en 2010 pas moins de 181 interventions liées à des possibles tentatives de suicide détectées grâce à Internet. « Recevant chaque semaine près de 2000 messages préoccupants interceptés par des internautes au gré de leur navigation ou par des modérateurs intervenant sur des réseaux sociaux tels que Facebook, Skyrock, Doctissimo ou encore MySpace, les ccyberenquêteurs de la DCPJ trient chaque matin les dossiers estampillés « prioritaires ». À savoir les cas déclarés de maltraitance à enfants et les alertes au suicide« , raconte le quotidien.

Lorsqu’ils ont connaissance d’une alerte sur une possible tentative de suicide d’un internaute, les forces de police peuvent localiser « en quelques heures » le logement de la personne à secourir, grâce à son adresse IP, et intervenir sur les lieux. Ca a été notamment le cas pour un Marseillais, qui s’est malheureusement suicidé cette semaine d’un coup de fusil de chasse, alors qu’il discutait avec un psychologue par webcams interposées. Les secours sont arrivés trop tard mais l’alerte lancée par l’hébergeur canadien, via Interpol, avait pu aboutir très rapidement.

Restent que si ces alertes sont sérieuses, et qu’elles font notamment l’objet d’un traitement particulier par Facebook, il est difficile de trouver crédible le témoignage cité par Le Figaro, qui émanerait d’un forum médical (dont on ne trouve aucune trace sur les caches de Google) :

« Tout à l’heure, la police a débarqué chez moi et la policière m’a dit des trucs, elle avait l’air très convaincante, confie l’internaute sur le forum de discussion juste après l’intervention des gardiens de la paix. Ils ont dit que j’ai fait une TS (tentative de suicide), truc de malade pouaah la honte pour moi (…) je vais pas recommencer…« 

Selon Le Figaro, cet internaute aurait été « découvert » après qu’un internaute a lancé une alerte sur le site Internet-Signalement, ouvert par le ministère de l’intérieur. Dans une réponse ministérielle, le gouvernement a précisé la semaine dernière que la plateforme avait déjà reçu 53 774 signalements au premier semestre 2011, tous types de contenus confondus.

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