Si les outils bureautiques en ligne sont très populaires, portés par Google Documents ou Zoho, les suites libres prisées par la communauté open-source manquaient encore à l'appel. LibreOffice viendra combler ce vide avec LOOL, LibreOffice OnLine.

Les applications de bureautique en ligne sont de plus en plus populaires : possibilité de travailler depuis n’importe quel ordinateur connecté à Internet, stockage de ses documents « dans le nuage », travail collaboratif, fonctionnalités équivalentes à ce que l’on trouve dans les suites bureautiques classiques… Les arguments ne manquent pas pour séduire les utilisateurs. Outre Google Documents ou Zoho, même Microsoft, qui tire pourtant une part très importante de ses revenus de la suite Office, s’y est mis avec Microsoft Office Live.

De leur côté, les suites libres OpenOffice.org ou son dérivé LibreOffice manquaient encore à l’appel. Charles Schulz, co-fondateur et porte parole de la Document Foundation qui porte LibreOffice, vient de réparer cette erreur en annonçant qu’une version en ligne de sa suite open-source était en cours de développement.

LOOL, pour LibreOffice OnLine, sera composé d’une partie serveur, d’une interface web reprenant les outils de la version classique et de fonctionnalités collaboratives, le tout en HTML5. La fondation ne se chargera pas de l’hébergement et chacun pourra télécharger les éléments pour les installer sur son propre serveur.

En plus de respect de la « philosophie » open-source de cet outil en ligne, de nombreuses entreprises ou des particuliers soucieux de ne pas confier leurs documents à des firmes tierces, avec les problèmes de confidentialité, de sécurité ou de légalité que cela peut parfois poser, pourraient être intéressés. LOOL permettra, en effet, de redevenir maître de sa suite bureautique et de ne plus être dépendant des modifications, dysfonctionnements ou choix stratégiques de ces outils.

Outre la confidentialité des documents, qui n’intéressera pas tous les utilisateurs, l’aspect open source et déportable du service permettra aussi à des éditeurs tiers de proposer leurs propres services de bureautique en ligne dérivés de LibreOffice. Avec une concurrence accrue sur la plus-value, qui ne pourra que bénéficier au final aux utilisateurs, et obligera les concurrents comme Google et Microsoft à sans cesse amélioer leurs propres produits

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