Contre les grévistes, Plantu appelle à se réfugier sur LeMonde.fr

Guillaume Champeau - publié le Mardi 11 Octobre 2011 à 15h43 - posté dans Société 2.0

La révolution industrielle numérique promet du sang et des larmes pour ceux dont le métier était d'imprimer les journaux papier pour leur distribution dans les kiosques. Dans un dessin, le célèbre caricaturiste Plantu va même jusqu'à reprocher aux ouvriers de faire grève, et demande aux lecteurs de se tourner vers le site internet qui, lui, ne connaît pas de mouvement social.

Le dessin est d'une rare violence. Surtout à l'égard de travailleurs qui usent de leur droit de grève. Mardi, le dessinateur Plantu a publié un dessin qui semble accuser les ouvriers de l'imprimerie d'Ivry-sur-Seine de faire grève alors qu'en cette période de primaires socialistes, "la démocratie (est) en jeu". Pour le deuxième jour consécutif, le journal ne peut pas être imprimé et n'est donc pas disponible dans les kiosques.

"Cette grève fait suite à un comité d’entreprise extraordinaire, mercredi 5 octobre, au cours duquel la direction du Monde a ouvert la procédure d’examen du projet de réorganisation de l’imprimerie. Celui-ci prévoit la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui devrait se traduire par le départ de plus de 150 personnes sur un effectif total d’environ 230 salariés", explique le quotidien sur son site internet.

"La direction du Monde souhaite ne conserver qu’une seule rotative sur trois dans l’imprimerie d’Ivry (... et) effectuer une partie du tirage, soit environ 100 000 exemplaires (sur 380 000), en région, sur les imprimeries de la presse quotidienne régionale".

En tête de son dessin, sur lequel une Marianne s'excuse du fait qu'il n'y avait "pas de journal papier hier", Plantu livre une bannière où il est écrit : "Lisez : lemonde.fr".

Ou comment Internet rend caduc tout effort de grève des personnels d'imprimerie. Tôt ou tard, avec le développement du web mobile et des tablettes tactiles, le journal ne se lira plus qu'en version électronique. Le président de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) a d'ailleurs pronostiqué récemment que le journal papier disparaîtrait d'ici 2040. A cet égard, France Soir pourrait être le premier journal papier historique en France à arrêter toute diffusion papier, pour se consacrer dès la fin de l'année à une diffusion exclusivement numérique.

Publié par Guillaume Champeau, le 11 Octobre 2011 à 15h43
 
 
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Commentaires à propos de «Contre les grévistes, Plantu appelle à se réfugier sur LeMonde.fr»
 

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La mise à jour de Android 2.3.3 m'a installé de fait sur mon téléphone, le lecteur de ebook par défaut.
Au début, j'ai regardé l'application de loin, en me disant : l'écran est trop petit, c'est nul ! inutile.
Puis, la curiosité de voir quand même à quoi ça ressemble avant de juger, j'ai ouvert un ebook.
Et depuis, je n'arrête pas de lire. C'est pratique. la taille du texte est adaptable à volonté, on peut annoter les pages, mettre des favoris, surligner...
Et ça prend moins de place et pèse moins lourd...
J'adore.
... et les grévistes se battront à coup de DDOS...
Ah non j'oubliais, le filtrage et la censure à coup de DPI sera déjà la règle ce jour-là.
Le problème de fond n'est PAS que l'on supprime un métier.
Il est naturel que l'on change de métier au cours de 40 ans de carrière surtout à présent alors que les technologies ont une durée de vie de quelques années tout au plus.
Le problème de fond est celui de l'emploi ou plutôt du réemploi.
Aujourd'hui, en France (ce n'est pas vrai dans d'autres pays), à 40 ans on est très mal considéré d'un point de vue employabilité (ce n'est pas tellement l'âge c'est la malléabilité et le coût qui sont en jeu : trop vieux, trop cher et trop emmerdant, pas assez flexible en fait). Ben oui, à 40 ans on connaît un peu mieux ses droits qu'à 20 et on a en général une famille qui fait qu'on privilégie celle-ci face à l'employeur.
ET donc, lorsqu'on se fait virer à 40 ans on sait qu'on a bien peu de chance de retrouver un boulot et donc .... on s'accroche en faisant grève.

Alors que si les choses se passaient naturellement : on sait que l'on retrouve un emploi si on se fait virer surtout pour des raisons technologiques on ne fait pas grève car ON N'A PAS PEUR.


Le souci est là et pas ailleurs : être ASSURE sur son AVENIR !
Or, pour beaucoup, ce qui les attend en cas de charrette après 40 ans c'est la précarité avec ses conséquences ...

db
N'acheter plus de DVD télécharger sur tructupiraterie.com bon c'est HS mais les moines copiste de L'OMPI! EUX ILS ONT LE DROIT DE FAIRE PLUS DE RAVAGES QUE N'IMPORTE QUELLE RÉVOLUTION INDUSTRIELLE! cherchez l'erreur.

On doit accompagner la révolution numérique (aller vers la société du savoir comme dirait l'autre) mais le dessin est révélateur d'une situation que d'autre métier on connu et ou rien n'a été fait pour accompagner la transition et réduire au maximum "la casse". je dis accompagner et non assister comme l'exige la mafiaaa et la rakaiaa qui désire être assisté jusque a leur disparation.
A quand le retour du progrès humain dans ce monde ?
Il est évident que tous les ouvriers imprimeurs vont être formés au métier de webmaster et employés par lemonde.fr. C'est ce que jbabsorba appelle l'accompagnement.

On peut déjà remarquer que les postes de correcteurs ont été supprimés des sites Web des journaux. Ce qui fait qu'après avoir annoncé la mort de Bill Gates, le site du nouvel Obs a créé un nouveau pays : la Beligique.

Et puis, pour des questions de rentabilité, on réduira la masse salariale des journalistes du monde.fr, ...

Bref, ce jour-là, Plantu sera tout étonné qu'il faille faire grève pour défendre son boulot.
SoCube, le 11/10/2011 - 16:07
A quand le retour du progrès humain dans ce monde ?
La solution : the 8th Wonderland
Gourmet, le 11/10/2011 - 16:02
Le problème de fond est celui de l'emploi ou plutôt du réemploi.

Alors que si les choses se passaient naturellement : on sait que l'on retrouve un emploi si on se fait virer surtout pour des raisons technologiques on ne fait pas grève car ON N'A PAS PEUR.

Le souci est là et pas ailleurs : être ASSURE sur son AVENIR !

Or, pour beaucoup, ce qui les attend en cas de charrette après 40 ans c'est la précarité avec ses conséquences ...
Et la cause de ce que tu décris, c'est que pour la majorité de la population l'argent ne provient que de l'emploi, qui tend à se raréfier avec l'augmentation de l'efficacité et de la productivité. Ce qui signifie que l'amélioration de la société tend à augmenter la pauvreté.

Et la solution, ce n'est ni d'arrêter l'amélioration, ni d'accepter la pauvreté. Il faut juste corriger ce paradoxe : le dividende universel.

Si on arrive à détruire tous les emplois parce qu'on peut faire la même chose sans faire travailler la population, c'est tant mieux ! Mais bien sûr la monnaie correspondant aux richesses créées par les machines doit être distribuée à la population, sinon on est dans une situation absurde où il y a abondance de richesses réelles et pénurie de monnaie pour y accéder (la situation dans laquelle on est actuellement).
rom1v, le 11/10/2011 - 16:23
Gourmet, le 11/10/2011 - 16:02
Le problème de fond est celui de l'emploi ou plutôt du réemploi.

Alors que si les choses se passaient naturellement : on sait que l'on retrouve un emploi si on se fait virer surtout pour des raisons technologiques on ne fait pas grève car ON N'A PAS PEUR.

Le souci est là et pas ailleurs : être ASSURE sur son AVENIR !

Or, pour beaucoup, ce qui les attend en cas de charrette après 40 ans c'est la précarité avec ses conséquences ...
Et la cause de ce que tu décris, c'est que pour la majorité de la population l'argent ne provient que de l'emploi, qui tend à se raréfier avec l'augmentation de l'efficacité et de la productivité. Ce qui signifie que l'amélioration de la société tend à augmenter la pauvreté.

Et la solution, ce n'est ni d'arrêter l'amélioration, ni d'accepter la pauvreté. Il faut juste corriger ce paradoxe : le dividende universel.

Si on arrive à détruire tous les emplois parce qu'on peut faire la même chose sans faire travailler la population, c'est tant mieux ! Mais bien sûr la monnaie correspondant aux richesses créées par les machines doit être distribuée à la population, sinon on est dans une situation absurde où il y a abondance de richesses réelles et pénurie de monnaie pour y accéder (la situation dans laquelle on est actuellement).

Entièrement d'accord là dessus. Mais qui accepterais de donner de l'argent aux gens qui ne travaillent pas, parce qu'il n'y a pas besoin d'autant de travailleurs ? Le jour où l'on acceptera ça, ce sera une évolution.
Aujourd'hui, en France (ce n'est pas vrai dans d'autres pays), à 40 ans on est très mal considéré d'un point de vue employabilité (ce n'est pas tellement l'âge c'est la malléabilité et le coût qui sont en jeu : trop vieux, trop cher et trop emmerdant, pas assez flexible en fait). Ben oui, à 40 ans on connaît un peu mieux ses droits qu'à 20 et on a en général une famille qui fait qu'on privilégie celle-ci face à l'employeur.

Exact et triste. Dans certains autres pays, les séniors sont plus considérés comme une chance car ayant beaucoup d'expérience.

Logique de coût contre logique humaine et efficace. Logique de coût wins :(
SoCube, le 11/10/2011 - 16:34
Entièrement d'accord là dessus. Mais qui accepterais de donner de l'argent aux gens qui ne travaillent pas, parce qu'il n'y a pas besoin d'autant de travailleurs ?
Ce n'est pas le choix de certains de donner à l'autre, ce doit être intégré au système. La solution la meilleure, pour moi, serait par la reprise en main de la création monétaire (actuellement abandonnée aux banques privées).

En effet, lorsqu'on augmente la masse monétaire (" on crée de l'argent "), comment cela doit-il se passer : on donne tout cet argent créé à quelques acteurs privés et rien aux autres, qui devront le gagner et l'emprunter avec intérêts à ceux qui en bénéficient, ou alors on distribue cette augmentation à tout le monde équitablement ?

La réponse est évidente. Et pourtant, ce n'est pas comme cela que ça se passe aujourd'hui.

La monnaie n'est qu'une convention, il ne devrait jamais manquer d'argent lorsqu'il ne manque pas de richesses réelles.
Logique de coût contre logique humaine et efficace. Logique de coût wins
Tu préfères acheter des produits "made in france" ou des produits importés ?

La logique de coût, cela commence avec la logique du consommateur.
Gourmet, le 11/10/2011 - 16:02
Le problème de fond n'est PAS que l'on supprime un métier.
Il est naturel que l'on change de métier au cours de 40 ans de carrière surtout à présent alors que les technologies ont une durée de vie de quelques années tout au plus.
Le problème de fond est celui de l'emploi ou plutôt du réemploi.
Aujourd'hui, en France (ce n'est pas vrai dans d'autres pays), à 40 ans on est très mal considéré d'un point de vue employabilité (ce n'est pas tellement l'âge c'est la malléabilité et le coût qui sont en jeu : trop vieux, trop cher et trop emmerdant, pas assez flexible en fait). Ben oui, à 40 ans on connaît un peu mieux ses droits qu'à 20 et on a en général une famille qui fait qu'on privilégie celle-ci face à l'employeur.
ET donc, lorsqu'on se fait virer à 40 ans on sait qu'on a bien peu de chance de retrouver un boulot et donc .... on s'accroche en faisant grève.

Alors que si les choses se passaient naturellement : on sait que l'on retrouve un emploi si on se fait virer surtout pour des raisons technologiques on ne fait pas grève car ON N'A PAS PEUR.


Le souci est là et pas ailleurs : être ASSURE sur son AVENIR !
Or, pour beaucoup, ce qui les attend en cas de charrette après 40 ans c'est la précarité avec ses conséquences ...

db

Je respecte ton point de vue, à savoir que tu n'imagine pas aujourd'hui voir un employé faire carrière dans une seule et même entreprise pendant 40 ans, voir plus. Tu à l'air d'être pour la mobilité professionnelle : travailler dans plusieurs sociétés au cours de sa vie. Cependant, et je sais que c'est une vision très française, mais qu'importe, je ne me vois pas changer 36 000 fois d'entreprise au cours de ma vie professionnelle. Depuis 6 ans, je travaille dans une entreprise dont je tairais le nom, pour préserver ma vie privée. J'ai 28 ans. Je sais que même dans 15 ans, je n'aurais pas envie d'aller voir ailleurs. Il faudra que l'on m'y force (licenciement). Heureusement, la très grande majorité des entreprises françaises ne licencient pas leurs employés quand ils ont 40 ans de carrière. Au contraire, un employé qui a 40 ans de carrière n'est pas un "vieux débris" et il a une importante expérience professionnelle au coeur de l'entreprise. A moins qu'il ait toujours été un tire au flanc. Mais, là, c'est un autre débat. C'est un atout pour les entreprises, et elles le savent.

Maintenant, les technologies évoluent vite et il y a certains secteurs, comme les imprimeries, qui vont être amenées à disparaître dans les prochaines années. Mais d'autres, comme la logistique (la manutention), évoluent, certes, mais l'humain sera toujours nécessaire : ce n'est pas des robots qui rempliront les rayons des magasins. Ce n'est pas des robots qui déchargeront les camions, ect... Même dans les dépôts, comme Amazon, Cdiscount, ect..., l'humain sera toujours nécessaire. Qui remplira et fera les colis ? Des robots ? "I, Robot", "Intelligence artificielle" vont rester des films de science-fiction pendant encore de très nombreuses décennies.

Cependant, dans les secteurs qui sont touché de plein fouet par le numérique, comme les imprimeries, c'est un véritable drame qui est en train d'avoir lieu. Leurs jours sont désormais comptés. Tôt ou tard, nombreux sont les employés qui se retrouveront à la porte. Ils vivent le même drame qu'à connu le secteur de l'automobile, avec la modernisation des machines. Aujourd'hui, les humains sont encore nécessaire pour l'assemblage des véhicules... mais plus autant qu'au début de l'ère automobile. Les employés dans ce secteur ont connu de véritables rafles ces dernière années, sans compter toutes les délocalisations qu'il y a eu.

Je suis d'accord avec toi, en France, le réemploi des personnes qui sont agées de 40 ans, voir plus (les seniors) est un véritable problème. En France, les entreprises préfèrent embaucher des jeunes salariés, qui sauront être dociles et qui ne réclameront pas des salaires extravagants. Docile, parce que les jeunes salariés se laissent facilement faire et manier à la baguette. Qui ne réclameront pas des salaires extravagants, parce que lorsqu'un employé qui a 40 ans cherche à revenir dans la vie professionnel suite à un licenciement économique ou autre, il pose ses conditions, bien évidemment : en premier lieu, être payé plus que le SMIC, ce qui normal, quelque part. Une personne qui a 40 ans et donc des années de vie professionnelles derrière elle n'a guère envie de toucher le même salaire qu'un tout jeune employé.

Bref, pour les personnes qui vont bientôt perdre leur boulot, comme ici pour cette imprimerie, il ne reste plus que le choix de faire grêve. Qu'ont-ils à perdre ? Absolument rien... ils sont déjà en train de tout perdre. Une entreprise qui licencie des employés au motif économique est OBLIGEE de leur proposer des plans de reclassement. A la limite, une grêve, dans ce type de cas, permettra d'obtenir de l'entreprise que ces plans de reclassement ne soit pas du soft, et permettra d'obtenir quelques indemnitées. Mais si les plans de reclassement ne fonctionnent pas pour certains employés, que deviendront-ils ? Ils tomberont dans la précarité. Une situation difficile à vivre, lorsque l'on ne l'a jamais connue. Mais la précarité est, de toute façon, toujours très dure à vivre. Je pense à Moulinex : actuellement, des anciens employés de cette entreprise vivent avec les minima sociaux. Dix ans se sont passés depuis la fermeture de leur usine, et ils n'ont toujours pas retrouvé un emploi...

Bref, ce dessin de la part de Plantu... Quel humour...:thumbsdown:
zig, le 11/10/2011 - 16:41
Logique de coût contre logique humaine et efficace. Logique de coût wins
Tu préfères acheter des produits "made in france" ou des produits importés ?

La logique de coût, cela commence avec la logique du consommateur.
Je suis d'accord.
Si nous fabriquions pas nos produits en Chine, l'inflation serait 2% plus importante. Et pourquoi faisons-nous nos courses dans les supermarchés plutôt que chez les artisans du coin ?
2% d'inflation en plus, plus courses chez les artisans : je ne suis pas certain que le pouvoir d'achat serait gagnant.
Ce n'est pas l'entreprise qui choisit le moindre coût, mais le consommateur. Et l'entreprise est obligée de suivre pour survivre et se développer, embaucher des gens, réduire le chômage, créer de l'activité qui apportera encore de l'activité... etc.
C'est du Plantu, ça fait longtemps qu'il ne sort plus vraiment de dessins intéressant, au moins pourrait-il être solidaire des petites mains qui ont collaborés pendant des années à faire les journaux papiers... C'est clair que le monde va renouer avec les bénéfices en se séparant des imprimeries... C'est un des mauvais côté du progrès technique.
ccomp, le 11/10/2011 - 16:15
SoCube, le 11/10/2011 - 16:07
A quand le retour du progrès humain dans ce monde ?
La solution : the 8th Wonderland

Non 9th Wonderland. Pour éviter certaines des conneries des habitants d'8th Wonderland
Mmouai bon.
Je vais me faire l'avocat du diable, mais les imprimeries se tirent une balle dans le pied.
Comme d'habitude.
Tout le réseau de distribution des journaux papiers est fragilisé, une crise énorme secoue toute la presse écrite depuis plusieurs années, Le Monde a été en quasi cessation de paiement l'été dernier et que trouvent à faire les imprimeries ?
Empêcher le journal de paraître.
Là-dessus, la France paye d'avoir laissé le syndicat du livre en position de pouvoir absolu des imprimeries de la presse en France. De la même manière que les dockers, ils ont tué la poule aux ?uf d'or.
ccomp, le 11/10/2011 - 16:56
zig, le 11/10/2011 - 16:41
Logique de coût contre logique humaine et efficace. Logique de coût wins
Tu préfères acheter des produits "made in france" ou des produits importés ?

La logique de coût, cela commence avec la logique du consommateur.
Je suis d'accord.
Si nous fabriquions pas nos produits en Chine, l'inflation serait 2% plus importante. Et pourquoi faisons-nous nos courses dans les supermarchés plutôt que chez les artisans du coin ?
2% d'inflation en plus, plus courses chez les artisans : je ne suis pas certain que le pouvoir d'achat serait gagnant.
Ce n'est pas l'entreprise qui choisit le moindre coût, mais le consommateur. Et l'entreprise est obligée de suivre pour survivre et se développer, embaucher des gens, réduire le chômage, créer de l'activité qui apportera encore de l'activité... etc.

Le pouvoir d'achat ne serait pas gagnant ? Cela se discute... Si on achète des produits fabriqués en france, les fabriquants vont embaucher : cela va créer de l'emploi, donc de l'impôt supplémentaire, de la TVA en plus, des charges sociales en plus, des indemnités chômage en moins, de l'importation en moins, donc finalement plus de recettes et moins de dépenses pour l'ensemble du pays. Donc cela aura forcément une répercussion sur le pouvoir d'achat.

Comme je le rappelle assez souvent, au Japon il est strictement impossible de vendre un produit étranger s'il y a un produit japonais en face. Quelque soit le prix, quelque soit la qualité, les japonais préféreront toujours un produit japonais (le seul qui y a réussi est Ericsson, parce qu'il avait fait alliance avec Sony).
shyboy, le 11/10/2011 - 17:11
C'est du Plantu, ça fait longtemps qu'il ne sort plus vraiment de dessins intéressant, au moins pourrait-il être solidaire des petites mains qui ont collaborés pendant des années à faire les journaux papiers... C'est clair que le monde va renouer avec les bénéfices en se séparant des imprimeries... C'est un des mauvais côté du progrès technique.

Effectivement, son dessin aurait dû paraître dans le Figaro.
zig, le 11/10/2011 - 17:52

Le pouvoir d'achat ne serait pas gagnant ? Cela se discute... Si on achète des produits fabriqués en france, les fabriquants vont embaucher : cela va créer de l'emploi, donc de l'impôt supplémentaire, de la TVA en plus, des charges sociales en plus, des indemnités chômage en moins, de l'importation en moins, donc finalement plus de recettes et moins de dépenses pour l'ensemble du pays. Donc cela aura forcément une répercussion sur le pouvoir d'achat.
L'embêtant c'est que ça n'arrivera jamais : on ne pourra jamais être autonomes, on ne peut pas produire tous les objets (sans parler des services) que consomment l'ensemble de la population. Et quand ton t shirt se mettra à coûter 60 euros au lieu de 15 tu pourras tjrs en acheter même si ton salaire augmente de 50% ?
zig, le 11/10/2011 - 17:52
Comme je le rappelle assez souvent, au Japon il est strictement impossible de vendre un produit étranger s'il y a un produit japonais en face. Quelque soit le prix, quelque soit la qualité, les japonais préféreront toujours un produit japonais (le seul qui y a réussi est Ericsson, parce qu'il avait fait alliance avec Sony).
Ha ben tiens copions le modèle japonais bien sûr. On est en démocratie nous.

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