Amazon présentait ce mercredi de nouvelles versions de son e-reader. Perdant du poids ou gagnant du tactile, le Kindle voit son prix baisser pour commencer à 79$ (environ 57€). Cette conférence était surtout l'occasion pour Amazon d'officialiser sa tablette, le Kindle Fire. Basée sur Android, elle veut rassembler l'ensemble des expertises de l'entreprise, mais soulève également quelques questions.

Amazon tenait ce mercredi une conférence pour mettre à jour sa gamme de Kindle et officialiser sa tablette, le Kindle Fire, dont les rumeurs parlaient depuis plusieurs semaines.

Un nouvel entrant : Kindle Touch

Vendu en deux versions, l’une avec une connexion 3G gratuite et mondiale et l’autre sans, à 149$ (environ 109 euros) et 99$ (environ 72 euros), l’appareil ressemble beaucoup au FnacBook. L’interface tactile est repensée et très basique.

Une nouvelle version du Kindle « classique »

Pour les personnes ne souhaitant pas posséder un Kindle tactile, la firme présentait également une mise à jour de son e-reader. 30 % plus léger, son prix est également réduit passant à 79$ (environ 57 euros).

Ces deux produits sont vendus à des prix qui semblent imbattables. En réalité, à ces tarifs, de la publicité est affichée à la place des écrans de veille. Ce procédé, appelé « Special Offers » par Amazon, enlève entre 30 et 40€ aux tarifs initiaux, mais existait déjà avec les modèles de Kindle précédents, dotés d’un clavier, qui sont toujours disponibles à la vente.

Le Kindle Fire

Enfin, la grande annonce de cette conférence était l’officialisation de la tablette tactile d’Amazon, le Kindle Fire. L’entreprise a voulu combiner dans un seul appareil ses différentes expertises dans le stockage à distance (Amazon Web Services), le contenu (Amazon Instant Video, Amazon MP3), les applications (Amazon AppStore), les livres (Amazon Kindle) et les services premium (Amazon Prime). Basé sur Android, le Kindle Fire dispose cependant d’une interface unique, ressemblant à une bibliothèque.

Le choix de cet OS lui permet de disposer déjà de beaucoup d’applications et autres jeux. Amazon y apporte quelques nouveautés intéressantes, comme Silk, une façon d’accélérer la navigation. Lorsque l’utilisateur voudra accéder à une page web, elle sera stockée sur les serveurs d’Amazon qui n’en fournira qu’un rendu optimisant ainsi le poids des pages transmises. Silk est même capable d’apprendre des habitudes de navigation pour pré-charger les pages que les internautes souhaiteraient visiter.

Cette fonctionnalité est d’autant plus dérangeante que sur simple requête, les autorités américaines peuvent demander à accéder à la liste des sites visités par l’utilisateur, avec une précision d’orfèvre. Ils pouvaient déjà obtenir la liste des passages surlignés dans les livres.

Des vraies questions se posent alors sur les données personnelles des utilisateurs, sur la gestion du contenu dynamique dans les pages web, et sur la durée de stockage de ces informations par Amazon qui ajoute ici un intermédiaire entre l’utilisateur et Internet dont on doute parfois de la neutralité.

La tablette, dans tous les cas, sera vendue 199$ (environ 145 euros) et livrée à partir du 15 novembre, les pré-commandes étant déjà possibles. Les commandes depuis la France ne sont pas encore possible pour la tablette ou le Kindle Touch. Seul le Kindle « classique » est disponible de ce côté de l’Atlantique. L’action d’Amazon a gagné 3 % au Nasdaq suite à ces annonces ce qui confirme que cette nouvelle concurrence à l’iPad est bien accueillie. Apple, notamment à cause du prix du Kindle Fire, a du soucis à se faire et RIM aura du mal à relancer sa Playbook, malgré les récentes baisses de tarifs.

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