Une semaine après le lancement du dispositif, le gouvernement a commencé à communiquer sur le nombre de cartes créées. Au Conseil des ministres, le ministre de la culture et de la communication a annoncé la création de 10 000 cartes musique.

Quel succès pour la Carte Musique Jeune ? Une semaine après son lancement, les premiers résultats du dispositif à destination des 12 – 25 ans commencent à se faire connaître. Lors du Conseil des ministres de ce jeudi 3 novembre, le ministre de la culture et de la communication Frédéric Mitterrand a fait savoir que « près de 10 000 cartes ont d’ores et déjà été créées« .

« Lancée avec succès » malgré des mois de retard, la Carte Musique Jeune « vise à donner aux jeunes l’habitude d’acheter et d’écouter de la musique sur des sites légaux, en complément de l’approche pédagogique et préventive mise en œuvre par la Hadopi » est-il expliqué dans le compte rendu (.pdf) du Conseil des ministres. L’objectif étant « d’enclencher une dynamique vertueuse pour la santé économique de l’ensemble de la filière » est-il précisé.

La communication ministérielle ne donne pour l’instant aucun autre détail. Impossible de savoir quelle offre a le plus de succès (rappelons que trois offres sont disponibles : 5 euros, 10 euros ou 25 euros) ou quel plate-forme légale tire son épingle du jeu. Pour l’heure, quatorze partenaires sont listés sur le site officiel : e-compil, Qobuz, MusicMe, MyClubbingStore, Amazon, MySurround, Deezer, Starzik, CD1D, Virgin, iTunes, Orange, DisquaireOnline et la FNAC.

Il n’est pas certain non plus que toutes ces cartes aient servi à acheter de la musique. Comme nous le révélions la semaine dernière, il est possible de contourner le dispositif pour acheter d’autres produits dématérialisés. C’est notamment le cas sur la boutique en ligne d’Apple, l’iTunes Store. Nous avions constaté qu’il était possible d’utiliser le montant de la Carte Musique Jeune pour acheter des applications iPhone ou iPad.

Pas sûr que cela enclenche une « dynamique vertueuse » pour la « santé économique » du secteur musical. Cette absence de contrôle risque également d’inciter des personnes au-delà de 25 ans de frauder le dispositif en passant par un proche pour profiter de la réduction de 50 % décidée par le gouvernement. Le tout, aux frais du contribuable.

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