En attendant l'envoi des premiers mails d'avertissement, Canal+ a déjà expliqué à ses spectateurs qu'il était possible de passer au travers des radars de l'Hadopi.

C’est assez inattendu pour une chaîne filiale du groupe Vivendi, qui soutient depuis toujours la traque des pirates et la riposte graduée, mais il faut le prendre comme une preuve de l’indépendance de ses journalistes. Le JT de Canal+ a diffusé mercredi soir un reportage sur les premières demandes d’adresses IP adressées par l’Hadopi aux fournisseurs d’accès à Internet, en mettant l’accent sur son inefficacité.

Filmé comme l’on recueille le témoignage d’un drogué, le reportage montre Benoît, « pirate du web », qui « télécharge au moins deux films par jour, sa seule façon d’assouvir sa boulimie de cinéma« . Mais c’est pour mieux expliquer son « astuce » pour éviter de se faire prendre par les contrôleurs incontrôlés de TMG. « Celle que j’utilise moi, c’est de crypter ma connexion à travers un service qui est fourni par une société à l’étranger. J’utilise les ordinateurs de cette société pour télécharger des contenus de manière illégale, et c’est elle qui me les renvoie, toujours dans cette connexion cryptée. Du coup, en France, on ne sait absolument pas ce que je fais. On voit que j’utilise une connexion à Internet, mais on ne sait absolument pas ce qui transite« .

Nos lecteurs les mieux informés auront bien sûr reconnu l’utilisation d’un VPN, qui permet permet de télécharger et partager des fichiers par l’intermédiaire d’une autre adresse IP que celle de son propre abonnement à Internet. « Le tout pour 4 euros par mois« , s’ébahit la journaliste en voix-off, « et ça n’est pas l’Hadopi qui risque de l’effrayer« .

Vite, une loi pour interdire les VPN ! Que l’on puisse encore rire ou pleurer.

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