D'après une étude américaine, les personnes jouant à des jeux d'action, comme les jeux de tir à la première personne, sont susceptibles de prendre des décisions plus rapidement que les autres. Et cela, sans faire plus d'erreurs.

Ce n’est pas une surprise, les jeux de tir subjectif demandent aux joueurs d’être particulièrement réactifs. Et pour cause, c’est la condition essentielle pour survivre face au joueur ennemi. Ressentie par les joueurs, cette exigence a intéressé une équipe scientifique américaine rattachée à l’université de Rochester, aux États-Unis. En effet, elle a voulu savoir si les personnes jouant aux jeux d’action prenaient des décisions plus rapidement que les autres, grâce à leur « entrainement » virtuel.

Pour le savoir, les chercheurs ont pris contact avec des volontaires et les ont répartis dans deux groupes. Le premier a joué pendant cinquante heures à Call of Duty 2 et Unreal Tournament, tandis que le second a été soumis à Sims 2, un jeu de stratégie et de simulation. Une fois conditionnés à ces différents jeux, les sujets ont été amenés à répondre à des questions et réaliser des tâches dans un temps chronométré.

Résultat, les individus ayant une expérience des jeux FPS ont révélé une aptitude à répondre plus rapidement que ceux ayant joué aux Sims. Plus intéressant encore, les erreurs n’ont pas été plus nombreuses dans le groupe ayant joué à Call of Duty 2 et Unreal Tournament. Signe que le cerveau a amélioré certaines de ses capacités au contact des jeux d’action.

« Le cerveau est toujours en train de calculer des probabilités » a expliqué la chercheur Daphne Bavelier, à The Register. « Lorsque vous conduisez […], vous pouvez repérer un mouvement sur votre droite » a-t-elle détaillé. En fonction de la trajectoire du risque et celle du véhicule, toutes ces probabilités amènent l’individu à prendre une décision binaire : freiner ou non. En fin de compte, l’expérience des jeux d’action a permis au premier groupe de joueurs à se décider plus rapidement.

D’autres études se sont intéressées à l’impact du jeu vidéo sur les capacités cognitives des individus. En avril dernier, une étude néerlandaise avait constaté que les joueurs de FPS étaient plus vifs dans l’exécution de tâches successives. L’armée américaine avait également mené ses propres observations en début d’année.

Selon les conclusions de son étude, les militaires jouant à des jeux vidéo avaient une meilleure mémoire à court-terme, une perception plus pointue et une plus grande concentration. Des recherches tempérées ce printemps par une enquête britannique et publiée dans la revue Nature. Celle-ci a montré que les jeux vidéo cherchant à entrainer le cerveau ne permettent pas de rendre plus intelligents.

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