En mars dernier, la justice britannique se prononçait sur la légalité de Newzbin, un service spécialisé dans l’indexation de fichiers. Si le site rappelait ne pas héberger lui-même les contenus incriminés, les ayants droit considéraient que l’activité de Newzbin ne laissait pas de place au doute.

S’appuyant sur une jurisprudence désormais très clairement définie, le tribunal avait considéré que le site cherchait à faciliter l’échange et le piratage de contenus protégés par le droit d’auteur. Parmi les indices soutenant cette thèse, nous retrouvions la dénomination des rubriques (logiciels, émulation, films, musique…) et des sous-rubriques (cam, screener, telesync, dvdrip, hdrip…), mais également le choix d’indexer des newsgroups très particuliers, comme alt.binaries.warez.

Endetté jusqu’au cou, Newzbin s’est donc mis en faillite peu après le verdict du tribunal. Sans ressources, le service était définitivement condamné, au grand dam de ses utilisateurs. Or, alors que tout le monde pensait que Newzbin était mort et enterré, un groupe de hackers a annoncé le 26 mai dernier avoir en sa possession le code-source du service ainsi que sa base de données, pleine de fichiers NZB et d’adresses e-mail des membres.

Il ne restait donc plus qu’à attendre la remise en ligne du service. C’est désormais chose faite. Mais comme nous l’écrivions alors, ce revirement de situation semblait un peu trop opportun pour penser que ce piratage était effectivement un acte totalement indépendant de la volonté des anciens administrateurs de Newzbin. Mais personne n’est dupe, encore faudra-t-il que la justice parvienne à démontrer le contraire.

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