L’histoire est racontée par L’Observateur du Cambrésis et reprise par le Telegraph. Un jeune homme de 20 ans a été condamné par le tribunal de grande instance de Cambrai à 25 mois de prison ferme et six mois de prison avec suris pour avoir poignardé dans la vraie vie un joueur de Counter Strike qui l’avait poignardé virtuellement six mois plus tôt, en novembre 2009.

Le 18 mai dernier, le dénommé Julien Barreaux (ou Barreux selon le journal local) aurait sonné à la porte de la victime, Mickaël, et lui aurait planté un couteau à quelques millimètres de la carotide. Arrêté dans l’heure qui a suivi, il aurait déclaré aux policiers : « Je veux le voir raide à terre« . Heureusement, Mickaël n’a pas succombé à ses blessures.

L’assaillant aurait selon l’Observateur du Cambrésis voulu se venger de celui qui l’avait tué dans une partie de Counter Strike l’an dernier, et qui avait ajouté un « Fils de … » en guise de provocation, sans penser que ça pourrait avoir des conséquence pour son intégrité physique.

Mais on peine tout de même à comprendre comment un jeune homme qui connaissait apparemment sa victime, qui habitait à quelques kilomètres de là, peut décider de tuer quelqu’un qui lui a fait perdre une manche de Counter Strike six mois plus tôt.

De deux choses l’une. Soit le lien de cause à effet évoqué par le journal est très largement exagéré et c’est en fait un autre évènement qui a conduit à la tentative de meurtre. Soit le jeune homme condamné par le tribunal est un psychopathe d’une violence et d’un sang-froid inouïs, capable de préméditer son crime pendant une demie année avant de passer effectivement à l’acte. Dans les deux cas, le jeu vidéo n’a pas pu être la cause du geste. Au pire, il en a été le cadre déclencheur, comme aurait pu l’être n’importe quelle autre activité amenant sa victime à lui lancer un « Fils de p… » mal digéré.

« Vous êtes un danger public. J’ai peur de la réaction disproportionnée que vous aurez, la prochaine fois qu’une personne aura le malheur de vous jeter un regard« , aurait d’ailleurs lancé l’avocate de la partie civile au prévenu.

En plus des deux ans d’emprisonnement, il a été condamné à suivre pendant deux ans des soins psychiatriques. Ca semble être un minimum.

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