Les attaques DDoS (Distributed Denial of Service) sont visiblement très prisées dans le milieu du P2P à l'approche des fêtes. Lokitorrent, ainsi que plusieurs autres sites de liens BitTorrent, rapportaient hier une attaque violente sur leurs serveurs.

« Nous avons eu une attaque DDoS massive qui a duré presque 10 heures aujourd’hui« , a révélé mercredi le webmaster de Lokitorrent.com. « Il semble que nous n’étions pas les seuls dans cette attaque, puisque beaucoup d’autres sites de torrent sont également tombés« .

De son côté, le très populaire Suprnova.org prépare une riposte avec un projet baptisé Exeem. « Exeem est un réseau BitTorrent décentralisé qui au fond fait de tout le monde un tracker« , explique Thomas Mennecke sur Slyck.com. « Les individus partageront des Torrents, et diffuseront les fichiers partagés sur le réseau« , précise t-il. A terme, le logiciel pourrait totalement remplacer Suprnova, et devenir le premier site de liens P2P entièrement distribué et donc impossible à fermer que ce soit par la justice ou par la force, comme ces attaques DDoS l’entendent.

Dans le même temps, le web francophone du P2P est également visé. Nous avons déjà rapporté l’attaque DDoS que nous subissons continuellement depuis début novembre, mais Ratiatum n’est pas le seul à subir ces attaques. Alors que certains sites essentiellement techniques comme eD2k.ch semblent préservés, nos confrères avec une ligne éditoriale plus proche de celle de Ratiatum sont également visés. On apprenait ainsi la semaine passée que le blog de Frédéric Bucheron, a priori pourtant davantage dédié aux observateurs qu’aux pirates, était victime d’une attaque similaire (le serveur est d’ailleurs indisponible à l’heure où nous écrivons ces lignes). Même chose hier chez nos confrères de GMP3. Le serveur eDonkey Razorback subit lui-même une attaque importante depuis plusieurs jours, à travers des demandes de sources persistantes pour des fichiers qui n’existent pas.

L’incertitude est la plus grande sur le commanditaire de ces actions, mais plusieurs administrateurs dont ceux de Ratiatum s’associent actuellement pour remonter à la source des attaques, et prendre les mesures adéquates (judiciaires) si elles ne cessent pas.

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