Selon la presse américaine, la famille Jackson aurait trouvé un accord avec Sony pour l'exploitation de l'héritage musical du chanteur. Pendant les sept prochaines années, la maison de disques sera autorisée à commercialiser dix albums de musique, allant de titres très connus à des musiques encore inédites.

Nous vous en parlions déjà l’année dernière. Avec la disparition du roi de la pop le 25 juin dernier, nous étions alors convaincus que le business post-mortem de l’artiste allait tourner à plein régime. Et pour cause, son héritage musical est tout simplement exceptionnel. Manifestement, nous ne nous sommes pas trompés.

Selon une information du Wall Street Journal, Sony et la famille de Michael Jackson ont signé un contrat record évalué à près de 250 millions de dollars (un peu moins de 182 millions d’euros) pour sortir dix albums lors des sept prochaines années. Selon différents observateurs, il s’agirait même du contrat le plus rentable de l’histoire de la musique.

Dans le détail, le contrat portera à la fois sur la publication d’albums déjà connus – mais présentés sous une nouvelle version – et des chansons inédites, une soixantaine selon l’estimation de John Branca, l’avocat et exécuteur testamentaire du chanteur. L’accord couvrirait également de façon rétroactive le disque This Is It diffusé l’année dernière pour accompagner la sortie du film éponyme retraçant les préparatifs des concerts que Michael Jackson devait donner à Londres l’été dernier.

Ironiquement, l’annonce de cet accord intervient dans un contexte où l’industrie musicale a complètement loupé le virage du numérique, en subissant une baisse quasi-mécanique des ventes de disques à mesure que les internautes découvraient la musique dématérialisée. Toutefois, certains artistes conservent un énorme potentiel économique, même dans un secteur aussi moribond que le marché du disque. Ainsi, depuis le décès du chanteur, Sony a vendu pas moins de 31 millions d’albums.

Dès lors, il n’est pas très étonnant de voir les maisons de disques soutenir l’allongement de la durée des droits. Rappelons à titre d’exemple que les droit patrimoniaux, s’ils durent évidemment durant toute l’existence de l’auteur, peuvent perdurer encore plusieurs dizaines d’années. Selon les pays, cela peut durer entre 50 et 100 ans après le décès de l’artiste, au bénéfice des ayants droit.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés