Les internautes ont les clés à porter de main pour lutter contre les aggressions des majors de l'industrie du disque. Une solution pourrait être de créer un fonds collectif qui réunirait artistes et utilisateurs de P2P, à l'image de celui créé par P2PFund.

Voici donc une idée, lancée à ceux qui voudront l’attraper au vol. Nous parlons beaucoup de licence légale pour résoudre le problème du P2P. Nous-même sur Ratiatum avions émis une proposition détaillée en ce sens. Mais la licence légale demande un grand chantier législatif, que le gouvernement actuel n’est selon toute vraissemblance pas décidé à entreprendre.

Dès lors, l’idée de P2PFund est simple, et pourrait être adaptée en France. L’association propose aux internautes américains de contribuer à un fonds commun, réparti ensuite équitablement entre les artistes partenaires, en fonction de leur popularité sur les différents réseaux P2P (popularité mesurée par le nombre de partages, en attendant mieux).

Mais ça n’est pas tout. P2PFund agit également comme une mutuelle de secours juridique. Si un membre est poursuivi par la RIAA, l’association rembourse l’ensemble des frais juridiques engagés.

La contribution par défaut est de $5 par mois ($60 par an), mais chacun est libre de donner ce qu’il souhaite. Dans le cas où un membre donne moins, il prend juste le risque de n’être remboursé qu’à proportion de sa participation s’il est poursuivi, au cas où les caisses du fonds étaient insuffisantes pour aider toute le monde.

Pour le moment, P2PFund ne récolte pas d’argent, mais reçoit les promesses d’adhésions qui serviront à convaincre les artistes de la viabilité du système, et ainsi à les encourager à abandonner leurs œuvres aux mains du P2P, en échange d’une rémunération proportionnée.

Il est intéressant de noter que 75 % des futurs adhérents ont gardé les $5/mois sélectionnés par défaut lors de l’inscription. Et dans les 25 % restants, la moyenne est de $4.34, ce qui est finalement très proche et encourageant.

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