Un parlementaire britannique a déposé une motion dans laquelle il questionne le gouvernement sur son plan anti-piratage. Tom Watson considère que les mesures envisagées sont futiles et qu'elles ne solutionnement en aucune façon la rémunération des ayants droit. Par ailleurs, il estime qu'à trop vouloir taper sur Internet, le Royaume-Uni risque de manquer le coche du progrès technique qui va jouer un rôle toujours plus important dans l'économie de demain.

Soutenu par une petite vingtaine d’hommes politiques britanniques de tous bords (conservateurs, libéraux, démocrates, socialistes…), le député Tom Watson, affilié au Parti travailliste, a déposé ces jours-ci une motion « Early Day Motion » dans laquelle il s’interroge sur le plan de lutte du gouvernement contre le piratage au Royaume-Uni.

Parmi les solutions défendues par l’équipe de Gordon Brown, nous retrouvons la riposte graduée « à la française » qui oscille entre la suspension pure et simple de la connexion Internet ou par le ralentissement drastique du débit pour rendre insupportable le moindre téléchargement en ligne.

Considérant ces mesures de « futiles« , Tom Watson a estimé que la moindre des choses seraient de permettre aux personnes accusées de piratage d’avoir le droit de demander réparation à un tribunal judiciaire. Le parlementaire a passé 18 mois « plongé dans une conversation avec les pionniers du numérique au Royaume-Uni« , et il est désormais convaincu que l’avenir économique du pays dépend « du développement d’une série d’accords économiques et réglementaires (incluant le copyright qui est la mécanique législative au coeur des débats sur le téléchargement) pour préserver nos digital natives« .

Fer de lance de l’opposition contre les propositions gouvernementales contre le piratage sur Internet, Tom Watson est donc résolument opposé à une quelconque déconnexion ou réduction des débits. « Ces sanctions risquent de criminaliser de nombreux citoyens britanniques » estime-t-il. « Ils essaient de réglementer tout cela en ajoutant un véritable fardeau sur une technologie émergente qui a le pouvoir de transformer la société, avec aucune garantie à l’arrivée que nos artistes et notre culture seront plus riches, d’une façon ou d’une autre« .

L’Early Day Motion (en anglais)

peut être lue directement

sur le parlement britannique.

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