On ne compte plus les expressions dramatiques employées par l'industrie du disque pour dénoncer leur anéantissement par le piratage sur Internet. Pourtant, malgré une croissance du P2P, l'année 2004 semble les replacer dans le vert.

De toute l’histoire de l’industrie du disque, il n’y a guère que la période 2000-2004 qui aura plongé les majors dans le rouge. Après un pic historique de leur chiffre d’affaire l’année du deuxième millénaire, Sony, BMG, Warner, Universal et EMI ont connu une baisse de leur résultat comme la plupart des entreprises de grande consommation depuis cinq ans.

On apprenait récemment qu’en Grande-Bretagne, les producteurs avaient enregistré une hausse des ventes de singles de 6,4 %, et une hausse des albums de 3,7 %, au second semestre 2004. Hier, le groupe allemand Bertelsmann confirmait la tendance avec une forte hausse de ses résultats, notamment grâce à sa filiale BMG, l’une des cinq majors de la RIAA, en cours de fusion avec la japonaise Sony Music.

BMG enregistre un bénéfice de 74 millions d’euros au premier semestre 2004, contre une chute de 35 millions d’euros l’an passé. Le chiffre d’affaire connaît une hausse de 9 % en passant de 1,086 à 1,194 milliard de dollars.

Le Peer-to-Peer lui aussi se porte très bien, puisque l’on enregistrait une hausse de fréquentation des réseaux de 15 % cet été. Est-ce un signe pour démontrer que l’on peut enfin enterrer la hache de guerre puisque tout le monde se porte bien ?

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