Les essais de filtrage en Australie jugés concluants malgré plusieurs problèmes

Julien L. - publié le Mardi 28 Juillet 2009 à 16h46 - posté dans Société 2.0

Après une batterie d'essais sur le filtrage du web, le gouvernement devrait prochainement étendre la mesure à l'ensemble des internautes. Toutefois, malgré l'enthousiasme de quelques FAI, les mesures effectuées n'ont pas été en mesure de régler certains problèmes inhérents au filtrage.

Si la situation du web n'est pas rose en France, elle est carrément noire en Australie. En effet, selon les dernières informations rapportées par Ars Technica, le gouvernement local a mis fin à une vague de tests portant sur le filtrage du web à l'échelle du pays. Neuf fournisseurs d'accès locaux ont participé à ces mesures, et cinq d'entre eux se sont déclarés satisfaits des résultats obtenus, même si un certain nombre de problèmes n'ont pas été résolus.

À l'origine de ce projet très controversé, la volonté du gouvernement de mettre en place une sorte de grande barrière de corail virtuelle tout autour du pays. L'idée est née en août 2007 pour mettre fin à certaines dérives, notamment pornographiques, sur la toile. Par la suite, les premiers essais ont débuté en février 2008 sur l'île de Tasmanie, au large des côtes australiennes. À l'époque, le coût d'un tel programme était estimé à 154 millions de dollars et si les filtres étaient activés par défaut, l'utilisateur avait encore la possibilité de les désactiver par la suite.

Seulement, à la grande consternation des opposants au programme, les choses ont changé en octobre dernier. Alors que les détails d'un nouveau plan de cyber-sécurité se faisaient jour, Ars Technica avait révélé que le filtrage ne serait plus optionnel. En clair, l'utilisateur ne pouvait plus se retirer de la liste noire, quand bien même celui-ci était majeur. Ainsi, le principe de deux listes noires était posé : la principale liste du gouvernement australien aurait une portée universelle et ne serait ni désactivable, ni contournable, tandis que la seconde liste, dite "additionnelle", était en revanche un peu plus souple, puisqu'elle laissait toujours à l'internaute le choix de désactiver le filtrage.

Toutefois, malgré l'enthousiasme des cinq FAI se déclarant satisfaits avec les résultats, nous relèverons que quatre d'entre eux n'ont pour le moment pas choisi de commenter publiquement ces résultats, ou ont refusé tout simplement de le faire. De plus, les abonnés qui ont participé à ce programme ont connu quelques soucis, allant jusqu'à l'impossibilité d'accéder à des sites pornographiques, pourtant parfaitement légaux.

Le filtrage du web australien est donc en bonne voie, bien que de sérieux doutes ont été soulevés par de nombreux acteurs, dont certains membres du gouvernement, sur l'efficacité réelle d'un système de filtrage à grande échelle. Malgré tout, au regard des déclarations des FAI, les essais ont fourni suffisamment de munitions aux promoteurs d'un projet pour continuer de l'avant.

"Les utilisateurs n'ont expérimenté aucun problème et n'ont connu aucune dégradation du service, donc c'est une expérience plutôt concluante" a indiqué le directeur exécutif d'iPrimus Australia, Ravi Bhatia à ARN. Les supporters du filtrage vont donc très certainement utiliser ces déclarations comme argument pour étendre le projet de barrière virtuelle à l'ensemble de la nation dès que possible. Et ce, malgré l'absence de certains gros FAI : c'est le cas de deux des plus gros fournisseurs d'accès, Telstra et InterNode qui n'ont pas souhaité participer à ces expériences.

Le fait que certains FAI ont constaté que leurs utilisateurs n'ont pas pu accéder correctement à certains sites pornographiques légaux rappellent qu'il y a toujours des sérieux obstacles pour mettre en oeuvre un système de filtrage infaillible. De plus, le faible taux de participation de certains clients de FAI jettent un voile de doute sur la qualité des résultats. Seulement 15 abonnés de Neslon Bay Online ont choisi de participer à cette expérience. À peine 1 % de la clientèle.

Publié par Julien L., le 28 Juillet 2009 à 16h46
 
 
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Commentaires à propos de «Les essais de filtrage en Australie jugés concluants malgré plusieurs problèmes»
 

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quand on aura ce point NOIR en France on saura à qui parler ou même qui aller voir ;)

patience, mais on risque fort de se marrer dans les rubriques peoples ou faits divers tantôt !
Tous les arguments sont bons pour justifier la censure. Le Monde avance et rien ne change. Pire l'obscurantisme reviens à grand pas.

Généralisons et vulgarisons l'usage du proxy !

RESISTANCE !!!
15 clients soit 1% .... ils ont seulement 1500 clients?
Les vraies raison de l'état:
-Maitriser les bénéfices liés au jeu d'argent, (française des jeux)
-Venir en aide au majors et aux artistes les plus riches.(Avec qui ils sont la plupart du temps amis dans la vie-Clavier-Johnny etc.)
-Voir venir les mouvements de contestation.
-Ficher l'appartenance a des courants d'idées, pour mieux savoir qui est qui, voire qui on embauche, avec qui nous sommes amis.
-j'en oublie certainement bien d'autres.
C'est pas de la théorie du complot, c'est juste le boulot de tous les jours des renseignements généraux qui en sera simplifié, avec une efficacité démultipliée.
Tout ça bien sur au nom de la lutte contre la pédophilie.Qui pourrait être contre?
Une bonne vieille révolution mondiale, voilà ce qu'il leur faut à ces obscurantistes !

Ou que tous les abonnés migrent chez les fournisseurs d'accès qui se refuseront à mettre en place la fin de la neutralité du net !

J'espère que les australiens se laisseront pas faire par une communauté de "mormons" qui voit le mal partout !
15 clients soit 1% .... ils ont seulement 1500 clients?
Bah ouais les 2 plus gros FAI du pays on refuser de tester, donc que les FAI de merde qui eux vont tous faire pour suivre le gouvernement et dire aux autres on est en règle venez chez nous, et d'attaquer les autres qui ne suivent pas et un jour peut être leurs piquer leur clients.Il n'ont pas d'autres moyen de s'imposer ...
15 clients soit 1% .... ils ont seulement 1500 clients?
Même conclusion ici...le test doit être à très petite échelle.
"Seulement 15 abonnés de Neslon Bay Online ont choisi de participer à cette expérience. À peine 1 % de la clientèle. "

La vache, ca c'est du test ! 15 abonnes ca rigole pas la !
Pour connaitre des gens la bas, je peux vous assurer que ce n'est pas étonnant qu'il n'y ai pas eu de dégradation de la qualité du service : il est déplorable.
Il ni a pas mieu a faire avec cet argent (tout en restant dans le même dossier la lutte contre les acte odieux sur mineur) que de faire des tests de techniques que on critiquent a tour de bras lorsque elles sont utilisées en chine?

http://jbsorba.free....es-de-filtrages

A partir du moment ou c'est en amont cela doit être INTERDIT point barre. la technique n'est pas responsable des usages que on en fait. Le tout est de savoir dans ce débat a qui confier cet outil? réponse a l'utilisateur final mais surtout pas aux FAI et encore moins a une administration ou a l'état! dans ces cas le contournement me semble LEGITIME! un exemple simple un journaliste ne peut plus faire des recherches pour son papier car il est filtré et son sujet est justement lier a la chose filtrée pas mal la liberté de la presse et de communication.
Bon, pour aller plus loin, le plus drole dans tout ceci, c'est que la liste des trucs filtrés a fuitée . . .









Donnant aux pédophile tout un liste d'adresses très utiles !
L'opposition Australienne à bien du soucis a se faire avec ce filtrage.
Avec ces mesures, ils favorisent en fait le vrai internet. Celui par lequel chaque internaute héberge du contenu.
Seulement 15 abonnés de Neslon Bay Online ont choisi de participer à cette expérience. À peine 1 % de la clientèle.

Je me rappelle un peu mes cours de statistiques : il me semble qu'un échantillon est considéré signification à partir de 30 éléments, mais pas avant (dans le cadre d'une loi Normale, ce qui dans les études de population s'avère être généralement le cas)...

Donc 15 c'est même pas recevable d'un point de vue scientifique !!!
Je conseille aux Papes de se clamer! Autrement...
De toute manière on peut leur dire ce que l'on veut, ils n'en démordront pas.
Qui plus est on ne peut pas dire qu'un des FAI choisi (Neslon Bay Online), pour un test à "grande échelle" soit représentatif avec son énoooorme base de 1500 clients, dont 15 seulement ont participé au test.

C'est une esbroufe à l'australienne faite pour épater, mais qui n'ébahira que les tasmaniens vu que nous en France, on a l'habitude de ce genre de com avec Sarko et sa bande.
De toute manière on peut leur dire ce que l'on veut, ils n'en démordront pas.


c'est vrai. mais de toute manière ils iront quand meme dans le mur.
« Les utilisateurs n'ont expérimenté aucun problème et n'ont connu aucune dégradation du service, donc c'est une expérience plutôt concluante »
Il n'est pas du tout sûr que les utilisateurs ayant rencontré des problèmes se soient fait connaître, ceci afin d'éviter d'être fichés comme pédophiles potentiels...
Par contre ce qui est sûr c'est que les vrais pédophiles ont trouvés les moyens de contourner ce genre de filtrage tout en gagnant en anonymat.

En tout cas ceux qui ont poussé pour la mise en place du filtrage, passeront pour être des incompétents dans la lutte contre la pédo-pornographie, et pour de dangereux censeurs lorsque ce filtrage s'intensifiera sans aucun contrôle.

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