DivX Networks est une entreprise florissante. Alors qu'il y a peu Kiss Technologies était encore le seul fabricant d'électronique grand public à oser inclure le support du codec DivX dans ses lecteurs, le format de vidéo est désormais présent chez les plus grandes marques (sauf Sony). La société attend une explosion des ventes de lecteurs DivX d'ici Noël.

Alors qu’il y en a eu pour l’instant 2 millions, DivX Networks estime que 18 millions de lecteurs embarquant le support de son célèbre codec seront vendus avant Noël. C’est ce qu’on appelle un joli saut en avant, réussi à force d’efforts pour effacer l’image d’outil pirate qui lui collait sévèrement à la peau.

Depuis 3 ans, la société travaille les constructeurs pour qu’ils achètent des licences du codec le plus utilisé actuellement dans la compression de DVD. Les arguments techniques sont forts. DivX Networks clame une vitesse de compression trois fois supérieure à celle obtenue avec le VC9 de Microsoft, pour une qualité d’image 30 % meilleure. Grâce à une taille de fichier jusqu’à 10 fois inférieure à celle du format DVD, les vidéos en DivX sont surtout facilement « transportables » sur Internet, ce qui en fait un concurrent sérieux pour les services naissants de vidéo à la demande (VoD).

Mais qui dit VoD dit DRM, c’est-à-dire gestion numérique des droits. Dans ce domaine, le codec « pirate » a rattrapé son retard avec un système qui permet d’obtenir des droits (ou des restrictions, c’est selon) adaptés en fonction de la durée de location voulue par le service ou du nombre de visionnages autorisés.

En Italie, le portail Liberto.it proposera donc bientôt 4.000 vidéos compressées en DivX avec DRM embarqué. Du succès de l’expérience italienne dépendera certainement celui de l’utilisation commerciale du DivX sur Internet.

Partager sur les réseaux sociaux

Articles liés