Hadopi : l'affaire Videorama relance la question de la double peine
Guillaume Champeau -
publié le Mercredi 25 Mars 2009 à 17h26 -
posté dans Société 2.0
![]() Videorama aurait-il demandé 316 euros de dédommagement aux internautes qu'il suspecte d'avoir téléchargé ses films érotiques si la riposte graduée était en place ? Le cabinet d'avocat mandaté par le producteur refuse de se prononcer, mais tout porte à croire que l'Hadopi n'aurait rien changé...
Pour éviter le problème, des députés ont proposé un amendement qui prévoit que "aucune poursuite pénale pour contrefaçon ne peut être engagée pour des faits pour lesquels la commission de protection des droits de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet a été antérieurement saisie". Mais il sera très certainement rejeté, tout comme ceux, identiques, qui avaient été proposés au Sénat. Il n'est pas possible, sans violer la constitution, d'interdire à une personne physique ou morale l'accès au juge. Mais l'affaire Videorama relance le débat sous un autre angle. Contacté par Numerama, l'avocat qui a envoyé les courriers réclamant 316 euros de dédommagement à des internautes suspectés de téléchargement illégal ne souhaite pas se prononcer sur l'impact qu'aura le vote de la loi Création et Internet sur ce genre de procédures. Sylvestre Tandeau de Marsac dit vouloir attendre de voir le texte qui sera promulgué, avant de se prononcer. Mais en tout état de cause, la société Videorama GmbH qui a mandaté le cabinet pour réunir les demandes de dédommagement auprès des internautes ne devrait pas saisir l'Hadopi, et continuer à agir en dehors du cadre de la riposte graduée. Le projet de loi prévoit en effet que l'Hadopi ne pourra être saisie que par les organismes de défense professionnelle régulièrement constitués, les sociétés de perception et de répartition des droits, et le Centre National de la Cinématographie. Or sauf erreur de notre part, il n'existe pas d'organisme de défense des producteurs pornographiques ou érotiques régulièrement constitués en France, ni de société de gestion collective pour les producteurs XXX. Et l'on imagine mal le CNC défendre la pornographie. Les producteurs ou les auteurs indépendants, qui ne sont par définition pas affiliés à un organisme de défense professionnels, et qui sont hors de vue du radar de la Sacem ou de la SCPP, ne pourront pas non plus faire défendre leurs droits par l'Hadopi. Ils devront toujours s'en remettre au juge, ou à ce type de menace qui peut intimider y compris des internautes innocents qui préfèrent payer discrètement 316 euros à un avocat que d'avoir à justifier en séance public du tribunal qu'il n'a jamais téléchargé Blanche Fesse et les Sept Mains. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Hadopi : l'affaire Videorama relance la question de la double peine»
selon un comm sur pci, ceux qui ont reçu la lettre peuvent, au mieux s'essuyer les fesses avec, au pire, attaquer en procès l'avocat (un peu comme dans l'affaire call of juarez).
kek vous en pensez ? pfff dl des trucs de q, faut vraiment avoir que ça à foutre (uhuh) Blanche Fesse et les Sept Mains
Je vois que nous avons les mêmes références cul-turelles Et la suite du précédent : "Change pas de nain, j'sens ça vient" Ouai, surtout que des trucs de cul en streaming, ça pullule sur le net! C'est encore plus facile que pour des vidéos "classiques"
316 balles le fim de boules ! ouchh
paye pas ca vaut rien....et change de FAI surtout.... Free cache bien son jeu... "Blanche Fesse et les Sept Mains" = Clin d'oeil aux simpsons lorsqu'ils ont le cable... tipiakée
Ce genre de loi va faire grand bruit... des abus vont sortir... voila comment une guèrre se prépare... (la WW II avait commencé par des lois contre une foule assez grande... "Plus jamais ça..." Tu parles !) Alors pour ceux qui ne savent pas lire :
http://img518.images...3558/095515.jpg Par ordonnance en date du 20-01-2009, le Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris a enjoint au fournisseurs d'accès.... blabla Bref le fournisseur si il refusait se voyait contraint de recevoir ces Messieurs de la Police.... ! Est-ce plus clair ? Sarkozy n'a plus tout à fait tord à présent, Internet ça devient vraiment la Farwest... J'en vient à me demander sérieusement si c'est bien prudent de nos jours de conserver un abonnement à Internet. Entre les procès par la MPAA et RIAA, la Hadopi, maintenant ça, ça devient limite dangereux d'avoir le net chez sois. Même si on n'a rien fait...
'lolotux', le 01/01/1970 - 01:00 Alors pour ceux qui ne savent pas lire : http://img518.images...3558/095515.jpg Par ordonnance en date du 20-01-2009, le Vice-Président du Tribunal de Grande Instance de Paris a enjoint au fournisseurs d'accès.... blabla Bref le fournisseur si il refusait se voyait contraint de recevoir ces Messieurs de la Police.... ! Est-ce plus clair ? Sauf erreur de ma part, les FAI ont la possibilité de contester la décision du juge qui leur demande de transmettre les noms des internautes. Free avait été le seul FAI a fournir les noms dans l'affaire Techland. Ils auraient pu se retourner surtout que ces collectes sont tjs en attente de jugement en Suisse. @ Shingles : Bah... c'est tout aussi dangereux que se promener dans les rues de Los Angeles la nuit... Welcome in the Ghetto :-).
@bile666 : Il font comme pour l'Hadopi... il vont vite l'affaire avant que la justice condamne la récolte... l'antécédant ne sera pas repris (comme l'hadopi) Gagnants : Techland Perdants : Les Autres J'avais pas suivi le débat sur la DADVSI mais le chef d'accusation pour la contrefaçon a été modifié par cette loi ? Parce que là c'est presque du sur-mesure pour le P2P leur truc
Le tout vous est envoyé par lettre non recommandée, donc aucune preuve qu'ils vous l'ont envoyé et que vous l'avez reçu. La lettre brûle, et ils ne peuvent rien faire, surtout que c'est le genre de lettre type qu'ils peuvent envoyer en masse à n'importe qui, sans pour autant qu'il y ai de preuves... En langage courant, certains appellent cela une arnaque, d'après la loi, c'est de l'extorsion.
---Les producteurs ou les auteurs indépendants, qui ne sont par définition pas affiliés à un organisme de défense professionnels--
Et le Syndicat des Producteurs Indépendants, c'est quoi ? Et l'Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants ? 'enter', le 01/01/1970 - 01:00 ---Les producteurs ou les auteurs indépendants, qui ne sont par définition pas affiliés à un organisme de défense professionnels-- Et le Syndicat des Producteurs Indépendants, c'est quoi ? Et l'Union des Producteurs Phonographiques Français Indépendants ? Enter, ces trucs dont tu parles, il ne faut pas y adhérer avant ? Après, je n'en sais rien, mais je me demande si ces sociétés ont envie d'appartenir à une organisation qui les mettraient bien en avant. Alors qu'une lettre de menace...
@bile666
"Sauf erreur de ma part, les FAI ont la possibilité de contester la décision du juge qui leur demande de transmettre les noms des internautes. Free avait été le seul FAI a fournir les noms dans l'affaire Techland. Ils auraient pu se retourner surtout que ces collectes sont tjs en attente de jugement en Suisse" Oui, les FAI ont effectivement le droit, et non l'obligation, de contester l'ordonnance du tribunal devant le TGI, ce qui nécessite un avocat et du temps et potentiellement de l'argent puisque la condamnation aux depens n'est nullement garantie. Mais aucune obligation de le faire. Contrairement à ce qu'écrivait G. Champeau dans son article du 10/7/7, un abonné ne peut pas se retourner contre son FAI qui a divulgé son identité s'il l'a fait en conformité avec une ordonnance d'un juge ! Si l'ordonnance est annulée par la suite,les identités obtenues par son biais ne pourront être utilisées de toute façon. Dans l'affaire Techland, seuls 4 FAI sur les 8 ont contesté préalablement l'ordonnance (neuf, orange, alice et tele2). La décision qu'ils ont obtenu (ordonnance du 25 juin 2007) était ... de juger au fond la validité de la demande (voir l'ordonnance du 24 decembre 2007) dans laquelle les demandes de Techland ont été annulé pour les 8 FAI. Les 8 FAI étaient Numericable, Neuf Cegetel, Completel, Orange-France, FrNet2 (sigle Tele2), T-Online France (Club internet), France Telecom, Telecom Italia.
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Je le ré-écris vite fait, regarde :
Videorama aurait-il demandé 316 euros de dédommagement aux internautes qu'il suspecte d'avoir téléchargé ses films érotiques si la riposte graduée était en place ?
Oui, bien sur, pourquoi se gêner ?