La Chine ne veut pas être dépendante des propriétés intellectuelles étrangères pour ses supports optiques. Le HD NVD, conçu essentiellement à partir de technologies inventées en Chine, fait son entrée sur le marché pour faire obstacle au Blu-Ray.

Les industriels chinois annoncent régulièrement de nouveaux formats censés concurrencer les standards internationaux, à des coûts de production moins élevés. On se souvient ainsi de l’échec de l’EVD, ou des promesses pour le moment non réalisées du CBHD (China Blue High-definition Disc), déjà destinés à remplacer le Blu-Ray en Chine.

Cette semaine, c’est le HD NVD qui fait son entrée officielle sur le marché chinois, dans la province de Wuhan. Les disques, qui utilisent encore le laser rouge des CD et DVD, sont capables de stocker jusqu’à 12 Go de données. Ils ont ainsi l’avantage de pouvoir être produits en adaptant simplement les usines existantes, à des coûts moindre qu’un rééquipement complet exigé par les lasers bleus du Blu-Ray. Mais surtout, le HD NVD a l’avantage d’être quasiment exclusivement chinois. Non seulement il est produit en Chine, mais il a aussi été conçu exclusivement par des entreprises chinoises, qui ne sont donc pas soumises à des paiements de droits de licences – contrairement au CBHD qui est réalisé avec Microsoft, Toshiba et NEC.

En période de crise économique propice à un retour au protectionnisme, le gouvernement chinois aurait décidé de soutenir très fortement le développement du HD NVD. Actuellement 80 % des lecteurs DVD sont fabriqués en Chine, mais les usines doivent payer plus de 13 $ pour chaque lecteur produit en droits de licences à des entreprises étrangères. Avec le HD NVD, les industriels locaux estiment qu’ils pourraient réaliser un profit de 4 à 5 fois supérieurs.

Mais encore faut-il avoir du contenu de qualité à placer sur les HD NVD. Or, en dehors des studios de cinéma chinois, le catalogue risque de rester très pauvre.

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