Même au repos, certaines cartes graphiques peuvent afficher des températures en surface de près de 80°C. C'est énormément d'énergie gaspillée, qu'il faudra apprendre à recycler dans les prochaines années, si l'on veut parvenir à une informatique plus écologique.

C’est l’un des problèmes technologiques majeurs de l’industrie électronique, qui devrait devenir de plus en plus une préoccupation écologique et donc commerciale : comment limiter au mieux la dissipation de chaleur ? Pour les adeptes de l’overclocking, c’est d’abord un problème technique. Mais pour les consommateurs soucieux de l’environnement et de leur portefeuille, c’est aussi un problème écologique et économique que les prochaines générations ne pourront plus ignorer.

La chaleur est en effet une forme d’énergie qui a été consommée mais qui n’a pas été transformée en « énergie utile ». Un véritable gâchi énergétique sur lequel certains constructeurs se penchent enfin. MSI par exemple, a présenté l’an dernier une carte mère avec un système de refroidissement à moteur Stirling, qui recycle l’air chaud du chipset pour alimenter son ventilateur. Mais sans incitation gouvermentale sur le modèle du bonus/malus des voitures, les constructeurs sont encore frileux à investir dans des systèmes écologiques qui n’intéressent encore qu’une fraction des consommateurs.

A cet égard, Hardware.fr publie un dossier pour les overclockers et les geeks qui devrait faire froid dans le dos aux écologistes. Notre confrère a en effet comparé la chaleur dégagée (et donc gaspillée) par différentes cartes graphiques, essentielles aux gamers. Les processeurs graphiques (GPU) de certaines cartes atteignent les 120 EC à pleine charge en surface, sans que cette chaleur soit récupérée pour alimenter d’autres circuits. C’est beaucoup plus chaud que les processeurs centraux de l’ordinateur. Même au repos, les GPU affichent des températures comprises entre 49° et 82° selon les cartes. Ce qui frise le scandale.

Hardware.fr a salué « l’excellent travail effectué par Nvidia sur ses GeForce GTX 200, d’une part en réduisant la consommation de ses GPUs au repos et d’autre part en calibrant le système de refroidissement pour maintenir les GPUs au frais sans produire de nuisances sonores excessives« . La GeForce GTX 260 dégage tout de même 50 EC au repos, et 87° C en charge. C’est cependant beaucoup mieux que les cartes AMD Radeon 4870, qui affichent 80 E au repos (sic). Mauvaise nouvelle pour les écologistes, ces dernières sont aussi celles qui se vendent le mieux actuellement.

A quand un Grenelle de l’environnement pour l’industrie électronique ?

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