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Scarlet : "Le filtrage du P2P est impossible"
Guillaume Champeau -
publié le Mardi 23 Septembre 2008 à 16h59 -
posté dans Peer-to-Peer
Le fournisseur d'accès à Internet belge Scarlet, condamné en 2007 à filtrer les réseaux P2P de toute chanson protégée par le droit d'auteur, jette l'éponge. En appel, il explique au tribunal que le filtrage est techniquement impossible et que la Sacem belge a induit la justice en erreur.
Lors d'une audience organisée lundi par le tribunal de première instance de Bruxelles pour faire le point sur la situation, Scarlet a assuré le juge qu'il était dans l'incapacité technique de respecter la décision. Il a expliqué avoir d'abord tenté de ralentir le traffic P2P pour décourager les P2Pistes, mais sans effet sur le nombre d'oeuvres piratées. Et exclut la possibilité de bloquer l'ensemble du traffic P2P, qui serait contraire au principe de la neutralité du net qui interdit de discriminer un protocole par ailleurs utilisé légalement pour l'échange de fichiers légitimes. Surtout, Scarlet est passé à l'offensive, en attaquant la Sabam. La société de gestion collective avait en effet convaincu le juge qu'une solution de reconnaissance de l'empreinte musicale de la société Audible Magic était déjà expérimentée avec succès par le FAI américain Verizon et par un FAI asiatique. Grâce à cette technologie, il devait être possible pour le fournisseur d'accès de reconnaître à la volée les morceaux échangés et de bloquer les échanges. C'est sur la base de ce rapport d'expert présenté par la Sabam que le tribunal avait estimé que, contrairement à ce que prétendait le FAI, le filtrage était possible techniquement. Or renseignements pris, Verizon a nié toute mise en place des solutions d'Audible Magic sur son réseau, et la Sabam est incapable de dire de quel FAI asiatique il s'agissait. En réalité, la solution de l'américain est totalement inefficace sur des transferts décentralisés en P2P (elle est utilisée en revanche par YouTube, qui est centralisé). "Nous avons induit le tribunal en erreur", a reconnu l'avocat des plaignants, "mais la Sabam a suivi l'expert dans le choix d'Audible Magic, donc nous avons agi de bonne foi", a-t-il assuré. Toutefois, la société de gestion collective ne veut pas lâcher le morceau. Elle veut que Scarlet bloque purement et simplement tout traffic P2P, sans regarder spéciquement quels contenus sont filtrés. "L'argument [de l'impossibilité technique] avancé par Scarlet ne concerne pas l'impossibilité du blocage, mais ses conséquences", avance la Sabam, qui estime que ses droits sont plus importants que ceux des abonnés à Internet qui utilisent le P2P de manière totalement légitime. Sur le même sujet
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Commentaires à propos de Scarlet : "Le filtrage du P2P est impossible"
![]() AxS/Natsume
Le 23 Septembre 2008 à 17h10
Ben voyons ! Supprimons internet, et les internautes aussi ! Comme ça, il n'y aura plus de problème !
![]() ![]() Divadz
Le 23 Septembre 2008 à 17h22
Quand je pense qu'en France, on se plaint de la SACEM et du SNEP, benje me rend compte qu'on a rien à envier à la Belgique !!
![]() ![]() golem
Le 23 Septembre 2008 à 18h08
ouais c est pas comme a la tv , les experts , on pourrait en faire un bouquin sur leurs nullité.
![]() EEEInstein
Le 23 Septembre 2008 à 18h35
dernier paragraphe "L'argUment" manque le U
sinon bin typique de la sacem quoi "sissi j'vous dit que vous pouvez" FAI-"mais comment", "je sais pas mais vous pouvez, je suis pas fai mais c'est jouable, donc vous faites c'est tous" ![]() ![]() Elisheva
Le 23 Septembre 2008 à 20h34
Ben voyons ! Supprimons internet, et les internautes aussi ! Comme ça, il n'y aura plus de problème ! ©Elton john. Le ridicule ne tue pas !!! "Le ridicule ne tue plus, aidons-le!" Franquin, in "Baby Prinz" ![]() ![]() t-buster
Le 23 Septembre 2008 à 20h50
en fait ils auraient mieux fait de dire, oui on le fait, regardez le serveur de Audible Magic est là. demerdez-vous avec eux pour ce qui passe en travers de leur filet.
![]() ![]() Neuro
Le 23 Septembre 2008 à 21h02
En fait il y a énorme problème de dialogue dans tout cela. La justice Belge ne comprend pas ce que Scarlet démontre. Scarlet est pourtant un professionnel dans ce type de secteur d' activité non ? Un peut comme si la justice demandait de décrocher la lune.
![]() ![]() jajaX
Le 24 Septembre 2008 à 07h35
[mode blaque à 2 € du matin]
en fait la Sabam a été racheté par Nike.... => just do it !! ou par les guignols... => juste fais-le !! [/mode blaque à 2 € du matin] ![]() Djaron
Le 24 Septembre 2008 à 09h46
bloquer tout le p2p = bloquer certains trucs "legaux" et qui puent le pognon, comme WoW qui est possédé, ooo stupeur.. PAR UNIVERSAL
alors va fallori choisir mais les maisons de disque pourront pas avori le beurre et l'argent du beurre quand on sais la somme que fait economiser le p2p au lieu de services centraux dediés pour uploader les mises à jours du bouzin vers 10 000 000 clients autoproclamé, mais je suis sur que les dits clients adoreront telecharger du patch de 300mo a 1ko/s pendant 2 semaiens avant de pouvori rejoeur, de toute facon ces deux semaiens d'abonnement seront payées quandmeme ![]() single_dot
Le 24 Septembre 2008 à 11h50
L'attitude des décisionnaires est d'autant plus apparemment absurde qu'elle ne dénote d'aucun empirisme.
Imaginez plutôt! Au moment de la généralisation de la photocopie, les éditeurs, soucieux de leurs privilèges, ont fait des pieds et des mains pour interdire la libre reproduction d'ouvrages. Et au bout du compte on a quoi? Des centres de reprographie reversant un pourcentage à des sociétés de gestion centralisées qui répartissent les fonds entre les auteurs et les éditeurs... Une forme de licence globale avant l'heure. Le monde du livre est il mort pour autant? Les auteurs à succès ont-ils arrêté d'écrire? Non. En gros ce que veulent aujourd'hui les ayants-droits et les gouvernants à leur écoute, ça serait revenu, à l'époque, à poster des points de contrôle d'identité à l'entrée de chaque centre de photocopie. Ca serait revenu, avec la logique du DRM, à se faire scanner son état civil avant d'ouvrir un bouquin. S'ils pouvaient, ils auraient même fait en sorte que les livres restent dans des bibliothèques à accès payant, sous haute surveillance avec un Etat décidant si tel ou tel ouvrage doit être lu publiquement sur les radios officielles! Tant qu'à faire, il fallait aussi emprisonner les possesseurs de radio-cassette enregistreurs et empaler les diffuseurs de radios libres sans pub. A moins d’aboutir à un scénario improbable de sécession entre un réseau d’Etat ultra sécurisé à la chinoise et de l’autre des « micros-web » indépendants, totalement incontrôlables, je pense qu’à terme qu’une solution de licence globale ou son équivalent sera inévitable. La crainte qui domine chez des multinationales comme Sony, par exemple, ce n'est pas la chute de ventes de leurs Cds : ce qu'ils perdent d'un côté, ils le compensent de l'autre par diffusion des supports, des brevets dont ils ont la propriété exclusive et les canaux de diffusion qu'ils possèdent, et j'en passe. Ce qui travaille ces grands groupes tentaculaires c'est, comme l'a bien défini un jour un des intervenants sur ce site, le problème du contrôle. Contrôle du marché, et par la même contrôle des acheteurs, de leurs goûts et si possible de leurs pensées. Imaginez que des artistes (musicaux, ou autres), des écrivains, des essayistes de talent puissent avoir, par le biais d'Internet, une diffusion et un succès équivalent à ceux qui à qui on déroule des tapis rouges sur les "grandes ondes" (en gros à qui on peut dire aussi : ferme ta gueule ou on ferme tes comptes et on te bâillonne -> quelqu'un a t'il déjà vu "Pas vu pas pris" ? de Pierre Carles). Imaginez que par dessus le marché (si j'ose dire), les auto-produits en question soient à l'origine d'un message qui n'aille pas dans le sens du penser officiel et, o miracle, puisse pousser les foules dans un sens qui sorte des balises établies (je ne dis pas pousser les gens à réfléchir, hein... une foule ne réfléchit pas, elle marche et fait du bruit, parfois du bobo). Internet est un vecteur d'instabilité, d'échange, de remise en question. Au delà de la question de la reproduction d'oeuvres et les prétextes fallacieux de baisse des ventes, et de ces pauvres "artistes" à qui ont retire le droit de se payer de plus grosses piscines, se trouve aussi la peur d'un changement dans la balance des pouvoirs. L'Histoire se répète... ![]() |
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