C’est l’éternel paradoxe de la lutte contre le piratage. Plus les industriels tentent de le bloquer, plus les hackers trouvent le moyen de le rendre encore plus simple. Nintendo ne fait pas exception. Le constructeur japonais a tout fait pour mettre des bâtons dans les roues des joueurs qui seraient tentés par la voie obscure du piratage. Confronté dès le début de l’année 2007 à la propagation de premiers modchips pour la Wii, Nintendo a d’abord modifié le circuit imprimé de ses nouvelles consoles pour rendre l’installation des puces plus hasardeuse, avant d’entamer un combat judiciaire contre les importateurs de puces. Modifier physiquement sa console pour exécuter des copies piratées devient difficile, donc les hackers ont travaillé sur une solution exclusivement logicielle.

Ils l’ont trouvée. Depuis quelques jours circulent deux vidéos (voir ci-dessous) qui démontrent qu’il est désormais possible de lancer des backups de jeux sur la Wii sans modifier la console. L’authenticité du Wii Backup Loader a été confirmée par Waninkoko, bien connu des amateurs de hacks pour avoir déjà sorti plusieurs logiciels pour la Nintendo Wii. Le nouveau loader nécessite d’ailleurs d’installer au préalable le système d’exploitation de Waninkoko en utilisant le célèbre Twilight Hack.

Mais voilà, le Wii Backup Loader pourrait ne jamais voir le jour. Mécontent que les vidéos aient filtré avant l’annonce officielle du hack, Waninkoko a annoncé ce vendredi sur son site qu’il ne serait pas publié. « Bravo ! Je me fiche de savoir qui a révélé le Backup-Loader, écrit le hackeur, mais c’est désormais OFFICIELLEMENT un projet abandonné. Profitez-en.« 

Le monde des hackers est souvent rempli de susceptibilités, comme l’ont déjà vécu plusieurs fois les amateurs de homebrew sur la console PSP de Sony. En voici une nouvelle preuve.

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