Uber veut redorer son image auprès des chauffeurs, et annonce une série de mesures qui devraient rendre leur travail un peu plus agréable.

Alors que des chauffeurs Uber contestent actuellement leur statut de travailleur indépendant et demandent à être considérés comme des salariés de la plateforme, Uber a toujours tenu un discours radicalement opposé. Non seulement elle considère qu’elle n’est pas leur employeur, mais en plus elle se plait à considérer les chauffeurs comme ses « clients », au même titre que les passagers. Elle doit les convaincre de s’inscrire sur sa plateforme plutôt que sur des concurrents comme Lyft, et d’y rester. Or plus la concurrence est rude, plus elle doit faire des efforts à leur égard.

C’est pourquoi Uber a annoncé lundi une série de mesures destinées à apporter plus de confort à ceux qui transportent les passagers.

Faciliter la possibilité de prendre une pause

Jusqu’à présent, tant que le chauffeur était connecté sur l’application Uber, les clients pouvaient commander des courses et elles s’ajoutaient automatiquement à la liste des passagers à prendre. Les chauffeurs fatigués qui souhaitaient prendre une pause n’avaient alors pas d’autre choix que de signaler aux clients et à Uber leur refus d’honorer la commande, ce qui pouvait déclencher la suspension du compte, et donc une cessation d’activité. Une pression difficilement soutenable.

Désormais, l’application aura un bouton facilement accessible, qui permet aux chauffeurs de dire qu’ils n’acceptent plus de recevoir de nouvelles commandes, jusqu’à nouvel ordre. Le plus étonnant est que cette fonctionnalité n’existait pas déjà.

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Optimiser le sens des trajets pour revenir vers la maison

Le chauffeur Uber qui sent la fin de journée arriver pourra aussi optimiser ses prestations, en demandant à la plateforme de ne le mettre en relation qu’avec des clients qui se dirigent dans la même direction. Il sera ainsi possible de traverser toute la ville de part en part le matin, et de prendre des clients dans la direction opposée le soir.

C’est finalement la même chose que lorsqu’un taxi refuse de vous prendre parce que ça ne l’arrange pas (un argument souvent entendu pour critiquer les taxis au bénéfice des VTC…), sauf que c’est ici automatisé et que vous n’en savez donc jamais rien. Malin.

Des pénalités pour les clients en retard

Uber s’assure également de rééquilibrer le rapport de forces entre les chauffeurs et les passagers. Désormais, il suffira d’être en retard de plus de 2 minutes pour que le chauffeur Uber puisse percevoir une pénalité payée par le client. Selon Uber, la sanction qui a déjà été testée dans quelques villes serait efficace pour assurer la ponctualité des clients.

Ce régime sera d’abord étendu à une douzaine de villes américaines, avant d’être progressivement généralisé. Aucun calendrier n’a toutefois été précisé.

De l’essence moins chère pour les chauffeurs Uber

Alors que les chauffeurs doivent eux-mêmes payer les frais de leur service, Uber souhaite désormais les aider davantage à diminuer leurs factures. La plateforme va ainsi accentuer un programme par lequel elle fournit des bons de réduction valables dans des stations services partenaires, localise les stations moins chère, ou négocie des tarifs avantageux pour les vidanges et autres maintenances du véhicule.

Les chauffeurs pourront aussi bénéficier de réductions lorsqu’ils empruntent eux-mêmes un Uber dans un cadre privé.

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Un personnel Uber plus proche des chauffeurs

Pour éviter de donner l’impression d’être une lointaine plateforme américaine qui n’est pas au plus prêt de ses prestataires, Uber a annoncé qu’il mettrait en place des équipes à disposition des chauffeurs dans 250 lieux à travers le monde.

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