Les voitures autonomes d'Uber vont reprendre la route. Avec un conducteur et un assistant.

Après l’accident début 2018 en Uber autonome qui a coûté la vie à une femme traversant l’équivalent d’une route nationale aux États-Unis, l’entreprise a mis son programme de développement en pause. Fin juillet 2018, Uber se sent fin prêt à passer à l’étape suivante et a recommencé les tests dans la région de Pittsburgh. Cela dit, l’entreprise a pris la mesure de ses erreurs et va désormais bien mieux encadrer la pratique.

Les véhicules autonomes de la marque recommencent donc à sillonner les routes, mais en plus des améliorations matérielles et logicielles ajoutées à la suite de l’accident, Uber a décidé de doubler les opérateurs au poste de conduite, laissant l’autonomie de côté pour le moment. Un premier opérateur, « spécialement entraîné  », aura pour mission de superviser la conduite du véhicule en étant lui-même conducteur. C’est pour cela que Uber évoque un « mode manuel  ». Ce premier opérateur sera donc constamment au poste de conduite et ne lâchera pas la route des yeux ni le volant des mains.

Un deuxième opérateur sera dans le siège passager et devra noter en temps réel tout ce qui se passe dans le véhicule et notamment des « événements remarquables  ». Pour rappel, le véhicule impliqué dans l’accident avait décidé de ne pas freiner après avoir vu la forme humaine qui avait été considérée comme un faux positif. Ce genre d’événement non habituel devra évidemment être consigné par ce deuxième opérateur.

À quoi cela sert ?

On peut légitimement se demander comment un véhicule autonome pourra s’améliorer s’il est conduit par un humain. Uber répond que cette première phase de tests aidera le programme à repérer des situations réelles qui pourront être reproduites sur un simulateur. Cette simulation permet d’enrichir virtuellement les algorithmes de conduite en multipliant les situations virtuelles et en ajoutant des paramètres (éblouissement par le soleil, neige, pluie…). Nvidia en avait fait la démonstration lors du CES.

Cette étape qui semble évidente permettra aujourd’hui à Uber de se relancer dans la course en empruntant une voie très probablement plus sûre pour prouver que ses véhicules fonctionnent.

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