La SNCF entame un projet de renouvellement de son technicentre d'Hellemmes. Afin de réduire les émissions polluantes, le nouveau bâtiment sera équipé d'une centrale photovoltaïque.

Le technicentre de la SNCF situé à Hellemmes-Lille (Hauts-de-France) a l’intention de devenir plus vert dans les années à venir. Le 9 juillet 2018, le groupe d’étude pluridisciplinaire AREP — créé en 1997 par la SNCF — a annoncé un projet de renouvellement « inscrit […] dans le sillage des orientations fixées par la loi sur la transition énergétique ainsi que la COP 21 ».

Le bâtiment industriel de la SNCF doit « amorcer un virage » afin de « réduire les émissions de CO2 générées par le secteur de la construction ». L’AREP, qui regroupe des urbanistes, architectes, ingénieurs, économistes ou designers, doit apporter son expertise technique au projet afin qu’il réponde aux exigences du label E+ C- (Bâtiment à Énergie Positive et Réduction Carbone), lancé à la suite des accords de Paris sur le climat.

Centrale photovoltaïque

Une fois terminé, le nouveau technicentre expérimentera également la production d’énergies renouvelables. Pour ce faire, une centrale photovoltaïque d’1,8 MWc (mégawatt-crête, c’est à dire sa puissance maximale) sera installée sur la toiture du bâtiment. « En plus de stocker et d’auto-produire de l’énergie, l’immense toiture de 9 000 m² permettra également d’en revendre (sur le réseau ou aux bâtiments voisins) », annonce l’AREP.

Le groupe ajoute que le technicentre permettra également aux agents de travailler dans un atelier fermé, mettant fin aux interventions dans un édifice « sur voies ».

La SNCF a donc choisi le plus vieux bâtiment industriel ferroviaire français pour ce projet de renouvellement. Cette initiative écologique rappelle aussi que le transport ferroviaire reste, pour les trajets longue distance, le mode de transport le moins polluant. Sur 500 km aller-retour, le TGV émet 3,2 kg de dioxyde de carbone, contre 11,8 pour les autres trains.

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