Le slogan informel de Google n'est plus mentionné dans le code de bonne conduite destiné aux employés de l'entreprise. « Don't be evil » s'efface officiellement au profit de l'autre phrase de la firme, « Do the right thing ».

Le célèbre slogan « Don’t be evil » (littéralement, « Ne soyez pas malveillants ») de Google n’est plus. En effet, les trois mots ne figurent désormais plus dans le code de bonne conduite que l’entreprise de Mountain View distribue à chacun de ses employés.

Selon nos confrères de Gizmodo, la phrase aurait été enlevée du document à la fin du mois d’avril ou au début du mois de mai 2018. Le slogan y avait été intégrée en 2000, avant que la réorganisation d’Alphabet, société mère de Google, n’entraîne un changement en 2015 : la phrase avait alors été remplacée par « Do the right thing » (« Faites les bonnes choses »).

Cependant, cette modification n’avait pas affecté le slogan informel de Google, utilisé depuis 2004. «  Don’t be evil  » était devenu un élément de la culture de l’entreprise, si bien qu’il avait été utilisé comme mot de passe pour la connexion Wi-Fi des navettes se trouvant au siège de Google à Mountain View.

CC Flickr Shawn Collins

Faire les choses bien

Dans une version archivée du code de conduite, à la date du 21 avril 2018, Google mentionnait dès la première ligne du texte son slogan informel : « Ne soyez pas malveillants. Les Googlers pensent généralement que ces mots font référence à la manière dont nous servons nos utilisateurs. Mais « Don’t be evil  » est beaucoup plus que cela. […] Il s’agit de faire les choses bien, de manière bien plus générale — en suivant la loi, en agissant avec honneur et en traitant nos collègues avec courtoisie et respect. »

La nouvelle version du texte a cependant conservé un clin d’œil au slogan de Google. Le code de conduite se termine en effet sur cette phrase : « Et souvenez-vous… ne soyez pas malveillants, et si vous voyez quelque chose que vous pensez être mauvais — parlez-en ! »

Plusieurs employés de l’entreprise ont récemment pris très au sérieux cette dernière recommandation : opposés au projet militaire Maven, 3 000 d’entre eux sont signé une pétition pour exiger son annulation.

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