Un étudiant canadien a imaginé une console de jeu rétro qui aurait pu être commercialisée dans les années 80. Fascinant, le système emploie plusieurs écrans pour vous offrir une certaine immersion notamment avec le jeu Pong.

Les gens aiment le rétrogaming. D’ailleurs 41 % des joueurs européens apprécieraient les oldies selon un sondage réalisé en début d’année. Cette nostalgie vis-à-vis des vieilles consoles et vieux téléviseurs est ce qui a inspiré un étudiant canadien, Ryan Mason, pour mettre au point une série de trois jeux à retrouver sur les écrans de notre enfance, dont le célèbre Pong.

Quand la « blague » tourne au succès

Pong est l’un des plus vieux jeux d’arcade. Sorti en 1972, il simulait un tennis de table dans lequel chacun des deux joueurs contrôlait une barre verticale, la raquette, afin de garder la balle en jeu. Aujourd’hui, Ryan Mason propose de revisiter le jeu à travers un système multi-écrans : la Cathode MK.1, pensée comme une console qui aurait pu exister dans les années 80. Grâce à elle, vous pouvez suivre et envoyer la balle d’un écran à l’autre et il n’y a aucune limite quant au nombre de téléviseurs pouvant être utilisés.

Le projet a eu son petit succès sur Twitter : plus de 25 000 likes et 7 000 retweets. Dans une interview accordée à The Verge, si Ryan Mason confie vouloir bel et bien créer des expériences de jeu immersives grâce au système multi-écrans, il admet ne pas voir beaucoup d’avenir pour sa création en tant que produit commercial. Pourtant, de nombreux développeurs l’auraient déjà contacté.

À l’occasion de l’exposition annuelle de l’Université de l’École d’art et de design de l’Ontario, Ryan Mason a remporté le prix de la meilleure réalisation artistique pour son autre jeu usant de la même technologie, That Night, également son projet de thèse. C’est un jeu-vidéo narratif proposant d’explorer une maison abandonnée depuis plus de trente ans, dans la peau d’une lycéenne.

Le jeu est toujours en développement mais vous pouvez télécharger son prototype en suivant les indications sur la page dédiée au projet. Il existe également un patreon pour soutenir le créateur, Ryan Mason.

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