Si vous utilisez Slack sur votre lieu de travail, vous vous en servez probablement à la fois pour échanger en réunion, avec plusieurs personnes, mais aussi pour discuter avec un seul interlocuteur dans des messages que l’on pourrait qualifier de privés, ou directs.

Certains administrateurs ont la possibilité de consulter ce que vous pouvez écrire dans ces échanges, et cela n’est pas totalement une nouveauté. Néanmoins, un changement récent dans les règles de fonctionnement de la plateforme risque de faciliter ce processus, et mérite à ce titre d’être relevé.

Pour les membres payants

En effet, cette mise à jour permet aux utilisateurs payants de Slack de télécharger l’ensemble des données de leurs espaces de travail. Or, cela concerne ainsi des données à la fois publiques et privées. Par ailleurs, les membres de l’espace de travail n’en sont pas nécessairement informés.

Auparavant, Slack permettait déjà d’accéder une option baptisée « compliance export », qui permettait de manière analogue d’exporter des données depuis l’espace de travail. Néanmoins, cette possibilité n’était ouverte qu’à certains clients. Cette fonction était activée à l’avance, et son existence connue des membres de l’espace de travail.

« Les propriétaires d’un espace de travail peuvent demander l’accès à un outil d’exportation en libre service, pour télécharger toutes les données depuis l’espace de travail. Cela inclut le contenu de chaînes publiques et privées, ainsi que les messages directs  », peut-on maintenant lire sur le site de Slack.

Les utilisateurs de Slack qui n’ont pas choisi de payer pour exporter les données en tant qu’administrateurs peuvent également faire une demande pour utiliser ce nouvel outil. Néanmoins, ils doivent fournir plusieurs éléments à Slack, incluant le consentement des membres du groupe — ceci peut revenir à inciter les administrateurs à payer pour cette fonctionnalité.

« Le contenu de chaînes publiques et privées, ainsi que les messages directs »

Les utilisateurs de Slack ont donc tout intérêt à être informés de cette nouvelle règle de fonctionnement, afin d’écrire en toute connaissance de cause leurs messages sur la plateforme.

Alors que Facebook fait face au scandale Cambridge Analytica, la question de l’usage des données personnelles ne quitte donc pas le devant de la scène médiatique avec cette modification apportée par Slack.