Pendant que nous cherchons le moyen de télécharger toujours plus vite et de trouver toujours plus de fichiers, nos voisins chinois ont toutes les peines à trouver de l’information sur Internet. Après avoir bloqué Google, la Chine aurait décidé d’en faire de même avec le moteur de recherche Altavista. Et si le peer to peer pouvait leur venir en aide ?

Google.com, Altavista.com, USCourts.gov, Playboy.com, Sex.com, MIT.edu, NPR.org, CNN et la BBC. Voici les quelques gros sites Internet censurés par la didacture chinoise.

Le peer to peer, toujours vu comme une technologie de piratage irraisonné, pourrait bien cependant être la solution contre ce régime qui ne laisse de liberté qu’à ceux qui n’ose plus en demander.

Tout d’abord, des logiciels de P2P comme URLBlaze ou WideSource sont capables de remplacer à terme un moteur de recherche traditionnel. En effet, ici ce ne sont pas des fichiers qui sont partagés par les utilisateurs, mais des URL, c’est-à-dire des adresses de sites Internet, avec leurs mots clés et descriptions. Ces systèmes sont totalement anonymes, et seul un blocage des ports utilisés peut les arrêter.
Si l’utilisateur ajoute un site dans ses favoris, cette adresse est automatiquement partagée et référencée sur le réseau. Si un autre utilisateur cherche le même type d’information, c’est cette page qui lui sera proposée en priorité, puisque considérée comme validée par l’utilisateur qui l’a mise en partage.

Mais de plus, certains réseaux P2P permettent aujourd’hui de partager des sites Internet entiers. Le réseau Freenet, encore peu accessible au grand public, permet ainsi de diffuser en toute sécurité des pages Internet grâce au module opensource Freeweb. Hacktivismo, déjà responsable de la diffusion massive d’un logiciel de steganographie (dissimulation d’informations au sein d’images gif ou jpg), prévoit lui aussi de sortir son projet Six/Four, qui permettra à tous de diffuser et recevoir du contenu Internet sans craindre d’être repéré (voir notre actualité du 15 juillet 2002). Le principal problème de ces systèmes aujourd’hui étant l’énorme consommation en bande de passante que demandent les échanges cryptés.

Si des systèmes anonymes et sécurisés peuvent poser quelques problèmes de conscience, notamment vis à vis des activités illégales qu’ils favoriseraient comme la pédophilie (voir notre actualité du 28 juillet 2002), ils sont pourtant sans doute la seule clef de la liberté dans un régime totalitaire comme celui de la Chine, qui compte aujourd’hui 1,3 millards de personnes.

Nous vous invitons pour conclure à visiter le site FreeChina.com, fermé en mars 1998 suite à l’arrestation du webmaster, première victime de l’oppression chinoise sur Internet.

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