Valve n’aura pas tardé à corriger le tir. L’entreprise, qui a gonflé sa gamme de produits avec la Steam Machine — une petite boîte qui tourne sous Linux avec la surcouche SteamOS — a revu sa fiche technique à la baisse.
Comme le souligne un message publié sur X le 25 juin 2026, la fiche technique du produit sur Steam a changé.
Tandis qu’elle promettait initialement de la 4K à 60 FPS, celle‑ci parle désormais de performances « jusqu’à la 4K avec FSR 4.1 », sans mentionner les FPS. Un petit changement de programme qui intervient alors que de nombreux joueurs ont assuré que la Steam Machine n’atteignait pas ce seuil de manière générale, surtout sur les gros AAA récents.

Steam rétrograde sur les performances de la Steam Machine
Pour rappel, la Steam Machine est pensée pour faire tourner tout ou partie du catalogue des jeux disponibles sur Steam, directement dans le salon. À l’instar du Steam Deck, Valve met en place un programme de compatibilité baptisé « Steam Machine Verified », qui permet d’indiquer clairement comment un jeu se comporte sur la machine (résolution, framerate, éventuels bugs ou limitations).
En dehors de quelques exceptions liées à des protections anti‑piratage ou à des jeux très mal optimisés pour Linux/Proton, la plupart des titres sont censés fonctionner sans souci, avec au minimum une expérience fluide en 1080p.


Mais voilà : outre son prix qui a déjà fortement agacé (autour de 1 000 € pour le modèle 512 Go en France, et jusqu’à environ 1350-1400 € pour la version 2 To avec Steam Controller), les performances ont elles aussi très vite déçu.
Concrètement, dans sa communication initiale, Valve parle d’une machine « 6× plus puissante que le Steam Deck », capable de jeu en 4K à 60 FPS avec FSR (la technologie d’upscaling d’AMD), et de faire tourner confortablement l’ensemble de la bibliothèque Steam sur un téléviseur.
Techniquement, elle vise surtout du 1080p/60FPS et du 1440p fluide sur les AAA, avec du 4K possible via upscaling (FSR) et/ou réglages réduits : c’est donc ce décalage qui est au cœur du débat.
Plusieurs tests assurent qu’en 1440p avec ray tracing ou en Ultra, des jeux comme Cyberpunk 2077, Black Myth: Wukong ou Avatar: Frontiers of Pandora tombent plutôt autour des 20-30 FPS.

Des analyses et benchmarks plus poussés concluent que le GPU RDNA 3 avec 8 Go de VRAM est un goulot d’étranglement pour du 4K à 60 FPS généralisé : il peut afficher certains jeux en 4K à 60 FPS, mais pas la plupart des titres exigeants, même avec FSR en mode agressif.
Plusieurs créateurs et sites ont d’ailleurs essayé de « simuler » la Steam Machine avec des PC proches (RX 6600 / RX 7600 + CPU milieu de gamme) et ont trouvé que seuls quelques jeux atteignaient réellement du 4K/60 FPS, les autres devant être limités à 30 FPS ou à des réglages très bas.
Face à ce constat, certains parlent donc de marketing « trompeur », voire « mensonger » : on promet une expérience 4K à 60 FPS globale, alors que les benchmarks montrent que cette promesse ne tient que pour certains jeux spécifiques ou au prix de concessions lourdes sur les réglages.
Pour autant, Valve mentionnait dès le départ le recours à FSR et ne garantissait jamais noir sur blanc que « tous » les jeux seraient en 4K à 60 FPS, ce qui rend le débat un tantinet plus subtil.
Reste que, sous la pression de ces retours, Valve a fini par retirer la mention explicite du « 4K gaming at 60 FPS », ce qui reconnaît implicitement que le 60 FPS n’est pas garanti de manière générale.
Un épisode qui n’est pas sans rappeler la polémique qui a visé Nintendo lors de la sortie de la Switch 2 : la firme avait initialement laissé entendre la compatibilité avec la fonctionnalité VRR quand la console est reliée à un téléviseur, alors que celle‑ci ne concernait en réalité que le mode portable.
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