Le gouvernement dévoile dans son projet de budget 2012 que les opérateurs devront supporter le coût des brouillages de la TNT occasionnés par la 4G. L’occasion pour l’Agence Nationale des Fréquences d’appuyer la proposition du CSA de changer de norme de diffusion, dont les motivations sont toujours floues.

L’attribution prochaine des licences 4G a également des répercutions sur la TNT. Si un changement de norme pour la télévision numérique aurait permis de libérer plus d’espace, et donc de vendre plus aux opérateurs, la situation actuelle permettra peut être à l’Etat de gagner un peu d’argent quand même.

En effet, l’un des lots mis en vente utilise un canal de fréquences très proche de celui utilisé par la TNT ce qui risque de brouiller ponctuellement l’image des téléspectateurs. Jusqu’ici, l’Etat n’avait pas tranché sur la répartition de la prise en charge des coûts de neutralisation de ces perturbations. Son projet de budget pour 2012 confirme son intention de le faire supporter aux opérateurs propriétaires des fréquences en question.

Le texte précise ainsi qu' »en cas de brouillage, les opérateurs prennent les mesures nécessaires permettant de rétablir la réception des services de télévision par tout moyen approprié« . « Si son budget actuel ne lui permet pas de financer cette nouvelle mission« , l’Etat propose de « faire supporter aux opérateurs une partie du coût engagé par l’ANFR« , l’Agence Nationale des Fréquences. Dans ce cas, « cette prise en charge serait limitée à deux millions d’euros par an » et « serait répartie entre les opérateurs en fonction de la part de brouillage qu’ils occasionnent« .

L’ANFR, qui a démontré en janvier dernier la possibilité de ces nuisances lors de tests à Laval, propose, pour résoudre le problème définitivement de passer à « un autre mode de réception« . En d’autres termes, elle appuie la proposition du CSA de changer de norme de diffusion de la TNT, dont on suppose que les motivations ne sont pas qu’en faveur du téléspectateur.

Source : Numerama

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