YouTube a supprimé le teaser publicitaire d'un film d'horreur très attendu, La Nonne, en raison d'un jumpscare un peu trop flippant.

Il arrive de passer par des mini bandes-annonces publicitaires avant de pouvoir accéder à la vidéo qu’on souhaite voir sur YouTube. Outre le côté ennuyeux ou agaçant de ces publicités, elles peuvent parfois devenir terrifiantes… au point d’être supprimées par Big G. C’est l’exploit accompli ce 15 août 2018 par La Nonne, de la série The Conjuring, un film d’horreur attendu pour le 19 septembre 2018 en France.

Six secondes de teaser et des milliers de plaintes

Le teaser, disponible ici, se déroule ainsi : durant les quatre premières secondes, vous voyez le son d’un ordinateur ou d’un smartphone être baissé jusqu’au mode muet, un avertissement sans doute, comme si c’était réellement ce qui se passait sur votre appareil. Cela a pour effet, normalement, de vous inciter à monter le volume, en ne sachant pas trop ce qui se passe avec votre appareil. À la toute fin de la quatrième seconde, vous aurez le droit à un magnifique close-up d’une créature mi-nonne mi-démon, tous crocs dehors, rugissant à votre visage ce qui ne semble pas être des extraits de l’évangile selon Luc.

Cette micropublicité a généré tant de plaintes, notamment sur Twitter, que YouTube a pris le parti de la stopper. En effet, YouTube interdit les publicités tendant à choquer ou effrayer dans ses règles destinées aux annonceurs. C’est en accord avec ces règles que la plateforme a retiré le teaser. La bande-annonce officielle du film reste disponible.

Les jumpscares sont connus du web depuis longtemps, qui n’a jamais reçu une vidéo toute innocente d’un ami bienveillant (non) où une voiture roule tranquillement sur un chemin de campagne avant qu’une sorte de mort-vivant ne bondisse sur votre écran ? Mais si ces phénomènes font partie de la culture populaire, il reste discutable de les imposer en teaser. Si l’on peut s’attendre à sursauter devant la bande-annonce d’un film d’horreur, nous ne sommes pas supposés être vigilants devant une publicité précédant le contenu d’une vidéo. Somme toute, La Nonne s’offre une belle visibilité avec cette affaire jouant admirablement avec des codes de communication modernes. Ou un boycott pour préjudice moral.

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