Embourbé dans un imbroglio qui dure depuis déjà trop longtemps, Star Citizen fait maintenant l'objet d'une plainte de la part de Crytek, qui fournissait le moteur graphique CryEngine aux développeurs.

Vous avez backé Star Citizen ? Désolé pour vous… Cela fait déjà un bout de temps que l’infime espoir de voir l’ambitieux projet réellement décoller s’est étiolé, les promesses ayant désormais le visage d’une vaste mascarade dont les principales victimes ne sont autres que les joueurs y ayant naïvement cru. Car Cloud Imperium Games, la compagnie derrière Star Citizen, va devoir répondre devant la justice après une plainte déposée par Crytek auprès de la cour de Californie.

La firme allemande dénonce une rupture de contrat s’articulant autour d’une utilisation abusive du moteur graphique CryEngine. C’est un grain de sable, sans doute. Mais dans un vaste désert rempli de mirages.

Crytek monte au créneau

Crytek reproche plusieurs choses aux deux sociétés, notamment l’utilisation du CryEngine pour Squadron 42, la composante solo de Star Citizen, qui n’était pas prévue dans le deal (violation de copyright). En outre, Cloud Imperium Games n’a pas suffisamment mis en avant le moteur dans ses outils promotionnels, le masquant carrément sous le nom Star Engine. Les développeurs s’étaient par ailleurs engagés à reporter les bugs pour améliorer le CryEngine. Là encore, cette part du marché n’a pas été respectée.

Les charges sont donc assez lourdes pour Cloud Imperium Games, qui se défend en expliquant que Star Citizen a migré vers le moteur Lumberyard, propriété d’Amazon et dérivé… du CryEngine. Crytek, qui a connu une importante restructuration en décembre 2016, réclame des indemnités et l’interdiction d’utiliser son moteur, ce qui pourrait mettre les développeurs dans l’embarras (ils seraient obligés de supprimer de nombreuses lignes de code, par extension de mettre le jeu en péril).

«  Nous avons pris connaissance de l’action en justice déposée par Crytek auprès de la cour de justice. CIG n’a plus utilisé le CryEngine depuis longtemps puisque nous sommes passés au Lumberyard d’Amazon. C’est une plainte infondée contre laquelle nous allons nous défendre vigoureusement, ce qui inclut les remboursements par Crytek de tous les frais engendrés pour répondre  », a indiqué un porte-parole. La bataille est lancée, même si, avec 173 529 217 dollars levés, CIG a a priori de quoi voir venir. Quoique, personne ne sait vraiment où ils sont passés.

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