Le verdict d’Internet est souvent cruel, et Netflix vient de l’apprendre à ses dépens. Alors que la première bande-annonce officielle de l’adaptation de Narnia signée Greta Gerwig débarque enfin, pour annoncer une sortie en salles fixée au 12 février 2027, la réaction des fans ne s’est pas fait attendre.

Après l’ouragan commercial et critique de Barbie, l’arrivée de Greta Gerwig aux commandes du reboot de Narnia pour le compte du géant du streaming s’annonçait comme l’un des projets les plus ambitieux de la décennie.

Mais à la vision de ce tout premier trailer, diffusé dans la nuit du 13 au 14 octobre 2026, le soufflé est retombé à une vitesse vertigineuse, laissant place à une colère importante chez les nostalgiques des livres et des films des années 2000. Une déception qui avait déjà eu lieu lors d’une précédente annonce.

Une overdose de CGI et une esthétique « à la Taika Waititi » qui passe très mal pour Narnia

Le premier grief formulé massivement par les spectateurs du trailer de Narnia concerne la direction artistique du film. Là où les adaptations de Walden Media en 2005 misaient sur des décors naturels somptueux, des costumes tangibles et un ton épique très ancré dans le réel, la version Gerwig semble céder aux pires travers du Hollywood moderne : un abus étouffant d’effets numériques.

Les commentaires (que l’on trouve un peu partout sur X ou YouTube) n’y vont pas par quatre chemins : la comparaison avec les productions Marvel les plus saturées est sur toutes les lèvres. Plusieurs internautes reprochent à la réalisatrice d’avoir copié la palette visuelle flashy et artificielle d’un Thor: Ragnarok, détruisant au passage toute la magie poétique et le charme tactile du monde de Narnia. L’atmosphère envoûtante et immersive semble s’être évaporée au profit d’un spectacle numérique froid et générique.

La bande-son n’échappe pas non plus au massacre. Le choix d’habiller cette première bande-annonce avec du Led Zeppelin, et notamment Stairway to Heaven ou une reprise rock, fait hurler les puristes. Pour beaucoup, plaquer du rock classique sur un univers fantastique qui repose à l’origine sur la création poétique et le chant mystique du lion Aslan relève d’une totale erreur de ton.

Trahison de C.S. Lewis et casting contesté

Au-delà de la forme, c’est le fond même de l’adaptation qui suscite une vive levée de boucliers. Comme argument, on retrouve souvent chez les fans le fait que C.S. Lewis a conçu Les Chroniques de Narnia comme une allégorie profondément chrétienne, où le personnage d’Aslan incarne une figure messianique centrale. Or, les choix de production et les rumeurs d’altération du lore, notamment autour du casting, alimentent l’impression que le matériau d’origine est une fois de plus utilisé comme un simple décor par l’industrie hollywoodienne.

Sur X, les invectives se multiplient : certains dénoncent un « sacrilège » envers l’œuvre originale, accusant la production de vouloir déconstruire les piliers du récit sous prétexte de modernisation. L’agacement est palpable chez les lecteurs qui estiment que le cinéma d’aujourd’hui achète des sagas littéraires légendaires non pas pour les célébrer, mais pour entrer en conflit avec elles.

Aslan dans Narnia // Source : Disney
Aslan dans Narnia. // Source : Disney

Février 2027 : une route qui s’annonce déjà très houleuse

Bien sûr, quelques rares voix s’élèvent pour saluer le découpage de certains plans ou l’énergie qui se dégage de cette première vidéo, mais elles se retrouvent littéralement noyées sous une vague de rejet global.

À moins d’un an de la sortie en salles prévue pour février 2027, le chantier de communication autour du Narnia de Greta Gerwig démarre avec un handicap colossal. Si Netflix espérait faire de cette saga son nouveau Seigneur des Anneaux, la plateforme va devoir cravacher dur pour rassurer un public qui crie déjà au massacre.

Comparatif svod // Source : Montage Numerama

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