Cet été, la plateforme Apple TV a la bonne idée de nous offrir le retour de Ted Lasso, la série qui nous met du baume au coeur ! Lancée en août 2020, alors que le monde a les pieds englués dans la pandémie de Covid, la comédie portée par l’énergie communicative de Jason Sudeikis – acteur principal et co-créateur de la série avec Bill Lawrence, Brendan Hunt et Joe Kelly – vient adoucir nos angoisses.
On y suit les premiers pas d’un coach américain tout droit débarqué du Kansas, dans un club de foot londonien, l’AFC Richmond. D’abord embauché par Rebecca Welton (la révélation Hannah Waddingham) pour de mauvaises raisons (elle veut faire couler le club, héritage d’un divorce difficile avec son ex, qu’on a adoré détester grâce à la performance du regretté Anthony Head), Ted Lasso va gagner les coeurs grâce à ses méthodes peu orthodoxes, ses blagues improbables et sa sincère gentillesse.
Durant trois saisons couronnées d’un succès public et critique (la série a obtenu un Golden Globe et quatre Emmys, soit les premières récompenses de l’histoire d’Apple TV), Ted Lasso nous a offert des séquences tantôt hilarantes, tantôt touchantes et toujours inspirantes. Le coach a emmené l’AFC Richmond au sommet tout en affrontant ses démons et en tissant des liens forts avec tout le personnel du club. Arrêtée en 2023, la série phénomène est finalement de retour cet été. Voici six bonnes raisons de ne pas la rater !
1. Ted face à nouveau défi
Après plusieurs idées de spin-off avortées (notamment autour des personnages de Keeley et Roy), Jason Sudeikis a préféré se tourner vers une idée présente en clin d’oeil à la fin de la saison 3, celle de réunir la bande pour un nouveau challenge : coacher l’équipe féminine de l’AFC Richmond ! Rebecca vient en effet d’acquérir une nouvelle équipe et elle fait appel à Ted pour les mener au sommet. Il ne faut pas longtemps pour que notre coach, roi des outsiders, se laisse tenter par ce nouveau défi presque impossible.
Impossible, non pas parce que les joueuses ne sont pas bonnes, mais parce que le club se heurte au sexisme bien ancré dans l’univers du ballon rond. Cette saison explore les réactions de la part des actionnaires du club mais aussi des journalistes sportifs. Le coach a une double mission : faire en sorte d’intéresser les médias à cette nouvelle équipe et la professionnaliser avec un budget bien moindre que celui auquel il était habitué chez les hommes. Il se retrouve aussi dans une position inédite et inconfortable, celle d’un homme qui dirige une équipe de femmes…
En s’intéressant au sort d’un club de foot féminin, la série, qui possède des vibes féministes depuis ses débuts, se donne l’occasion d’épingler le double standard genré qui perdure dans cette discipline si populaire à travers le monde. Le choix de cette intrigue résonne avec une époque où le foot féminin fait de plus en plus parler de lui.
2. Le retour des vétérans

On ne boude pas notre plaisir à l’idée de retrouver les MVP de Ted Lasso : des personnages que l’on a appris à adorer comme Rebecca Welton et sa belle trajectoire d’émancipation post-divorce, sa BFF Keeley Jones (Juno Temple) qui devient une lady boss doublée d’une féministe assumée, ou encore l’ours mal léché Roy Kent (Brett Goldstein), à la tête de l’équipe masculine et Coach Beard (Brendan Hunt), le bestie lunaire de Ted.
Ils ne sont plus les petits nouveaux ou les oies blanches des débuts de la série. Ils ont évolué et le début de la saison 4 explore de nouvelles pistes les concernant. L’amitié entre Rebecca et Keeley, qui travaillent ensemble avec un lien de subordination, est mise à rude épreuve. De son côté, l’impayable Roy continue de déconstruire sa masculinité bourrue, notamment grâce à sa jeune nièce. Ted Lasso ne serait rien sans son coach feel good, mais la série ne serait rien non plus sans ses personnages secondaires bourrés de faille et d’humanité.
3. Pour découvrir de nouvelles têtes

Qui dit nouvelle saison dit nouveaux visages. Parmi eux, le plus notable est Alice Chilton, la nouvelle assistante coach, réputée peu aimable et incarnée par l’excellente Tanya Reynolds (découverte dans Sex Education). Souvent de mauvais poil et lapidaire dans ses prises de parole, elle va devenir la Mercredi de Ted Lasso, ce rayon de soleil ambulant. Mais derrière son apparence austère, Alice se révéle bien plus empathique qu’il n’y paraît… Aller au-delà des apparences, c’est un des leitmotivs de la série.
L’équipe de foot réserve aussi l’arrivée de nouveaux personnages prometteurs comme une gardienne de foot trèèèès à l’aise avec son corps (ce qui donne lieu à quelques blagues gentiment salaces), une mère de famille qui en a sous le crampon ou encore une brillante avocate qui veut faire ses preuves. Autant de nouvelles venues, potentielles remplaçantes de Jamie Tartt, Dani Rojas ou Sam Obisanya (les joueurs des premières saisons) encore peu creusées dans les premiers épisodes de cette saison 4 de Ted Lasso mais pleines de potentiel.
4. Pour rester dans l’esprit Coupe du monde

Vous avez vibré tout le mois de juillet pendant la Coupe du monde de foot ? Même si la France n’a pas gagné (sniff), cet événement sportif mondial a eu le don de remettre du collectif au sein d’une société aux valeurs plus que jamais individualistes. C’est aussi le sentiment que procure la série Ted Lasso, moins centrée sur les exploits sportifs de ses athlètes que sur la façon dont ils parviennent à se dépasser ensemble et à vaincre leurs angoisses.
Comme pour les matchs de foot, visionnés entre amis ou en famille dans les bars , Ted Lasso, devenue une série phénomène durant la diffusion de ses trois premières saisons, a cette ambition de rassembler les fans devant leur écran et de les faire vibrer ensemble avec des valeurs positives.
5. On a bien besoin d’une dose de feel good !

La coupe du monde de foot aura été l’événement feel good au cœur d’un été un rien angoissant. En France, nous avons battu des records météorologiques flippants et enchaîné les canicules, avant que les incendies ne prennent le relais. Dans des circonstances pareilles, difficile de ne pas devenir éco-anxieux.
Si une série ne va pas régler tous les dysfonctionnements de ce monde, Ted Lasso a en revanche le pouvoir de nous apaiser, de nous faire passer un bon moment. Elle nous offre un monde un peu plus bienveillant et humaniste, où les problèmes trouvent souvent leur solution. Dans notre monde où les dilemmes insolubles s’accumulent, ça nous fait le plus grand bien !
6. Vive la masculinité positive !

Ce qu’on adore avec le personnage de Ted Lasso, ce n’est pas seulement sa bienveillance non-feinte et sa méthode de coaching ludique et à l’écoute de ses joueurs et joueuses. C’est aussi qu’il cherche toujours à être un être humain meilleur. Il fait face à ses angoisses, regarde en face ses erreurs et tente activement de proposer un modèle de masculinité non-toxique pour Henry (Grant Feely), son fils pré-ado qui cette fois, l’a suivi à Londres.
À l’époque de la montée du masculinisme, on a plus que jamais besoin de représentation masculine qui envoie valser les stéréotypes de genre. Ted et les autres personnages masculins de la série (Roy, Beard, Higgins) peuvent se montrer doux, émotifs et ils évoluent au fil des liens qu’ils tissent avec les femmes de leur entourage.

Le fait qu’un personnage aussi positif que Ted ait été placé dans un milieu aussi masculin que le foot permet de souligner, par contraste, à quel point il est possible de faire évoluer les mentalités dans le bon sens, même dans les lieux qui paraissent encore être des bastions masculins. Pour toutes ces raisons, on dit OUI, et plutôt deux fois qu’une, au grand retour de Ted Lasso !
Le verdict

Ted Lasso
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