L’Empire Disney vacille, et cette fois, la Force n’a rien pu faire. Pour son deuxième week-end d’exploitation aux États-Unis, le grand retour de Star Wars au cinéma avec The Mandalorian and Grogu vient de subir un crash industriel sans précédent. Avec seulement 25 millions de dollars récoltés et une chute abyssale de 69 %, le film enregistre le pire plongeon de toute l’histoire de la franchise.

Sept ans. C’est le temps qu’il aura fallu à Lucasfilm pour oser ramener la licence Star Wars sur grand écran après la conclusion chaotique de la postlogie en 2019. Pour ce retour tant attendu, Disney avait choisi de miser sur une valeur sûre du streaming : Din Djarin et l’adorable Bébé Yoda.

Mais le réveil est brutal en ce début juin 2026. Non seulement le film réalise des scores généraux inférieurs au traumatisant flop de Solo en 2018, mais il subit un désaveu immédiat du public. L’analyse de ce fiasco cache une réalité bien plus sombre pour Disney : les fans sont fatigués du remplissage, et les studios indépendants sont en train de redistribuer les cartes d’Hollywood. The Mandalorian and Grogu semble être un échec…

Une chute historique de 69 %, l’indifférence des fans de Star Wars

Les chiffres du week-end sont tombés pour le nouveau Star Wars, et ils sont catastrophiques pour la firme aux grandes oreilles. En s’effondrant de près de 69 % pour n’amasser que 25 millions de dollars pour son deuxième week-end américainThe Mandalorian and Grogu bat le triste record des Derniers Jedi (-67,5 %).

Le problème majeur de ce long-métrage ne réside pas dans une aversion marquée des spectateurs, mais dans quelque chose de bien plus dangereux pour une franchise : l’indifférence. Le film n’est pas fondamentalement mauvais, comme on pouvait l’expliquer dans notre critique, mais on ne peut pas priver le public de cinéma pendant sept ans pour revenir avec une aventure simpliste et basique de Mando. Ce long-métrage n’arrive même pas à la cheville des meilleures intrigues de sa propre série sur Disney+.

Après le traumatisme créatif de l’Épisode IX (L’Ascension de Skywalker), l’étape suivante pour Lucasfilm devait être une œuvre forte, une histoire d’envergure capable de rappeler aux fans pourquoi ils aiment cette galaxie. Au lieu d’une intrigue de poids, Disney a livré un simple épisode de remplissage étiré sur deux heures de film. Les spectateurs espéraient la claque mémorable d’un Rogue One, ils ont malheureusement hérité de la tiédeur d’un Han Solo.

La claque magistrale du cinéma indépendant : Le triomphe de « Backrooms » et « Obsession »

Pendant que Star Wars agonise en salles, deux ovnis cinématographiques prouvent que le public a soif de nouveauté. Le fait que les films d’horreur Backrooms et Obsession soient en train de détruire Disney au box-office est un cas d’école qui sera étudié longtemps par les analystes d’Hollywood.

  • Le phénomène Backrooms : produit par A24 pour à peine 10 millions de dollars et réalisé par le jeune Kane Parsons, le film adapté du mème internet a terrassé la concurrence en signant un démarrage historique à 81,5 millions de dollars, s’emparant de la première place.
  • L’incroyable maintien d’Obsession : pour sa troisième semaine, ce thriller d’épouvante continue de défier les lois de la physique cinématographique en augmentant ses gains (+10 %) pour cumuler 26,4 millions de dollars, reléguant le mastodonte Star Wars à la troisième place du podium.

Cette situation en dit long sur la santé du cinéma actuel. Elle montre à quel point les maisons de production indépendantes ont su se remuer les méninges et capter les attentes du jeune public, tandis qu’elle met en lumière la gestion désastreuse de Disney avec ses licences historiques.

5/10
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