Avant même la sortie de Tomodachi Life : Une vie de rêve sur Switch et Switch 2, prévue le 16 avril 2026, Nintendo avait pris tout le monde de court en interdisant d’emblée l’une des meilleures fonctionnalités : le partage d’images.
L’objectif avancé par la firme était alors de « créer des expériences qui offrent aux joueurs et joueuses la liberté de s’amuser avec leurs Mii comme ils le souhaitent », tout en reconnaissant que « cette liberté d’action peut parfois donner lieu en jeu à des scènes humoristiques, surprenantes ou imprévisibles ». Si la décision a été très mal accueillie par la communauté, ses raisons commencent à s’éclaircir depuis la sortie de la version de bienvenue, le 25 mars 2026.

Les dérapages sur Tomodachi Life : Une vie de rêve se multiplient
Pour rappel, dans ce nouvel opus, l’objectif est de créer une île peuplée de Mii et de veiller à ce que tout s’y passe bien. Bien qu’il s’inscrive dans la lignée des jeux cozy, capables de séduire les amateurs d’Animal Crossing: New Horizons ou de Pokémon Pokopia, il conserve un côté très WTF qui tranche avec l’aspect mignon du genre. Les récentes vidéos publiées par des joueurs — contraints de filmer leur console — témoignent en effet de… la grande liberté offerte par le jeu.
Car dans Tomodachi Life : Une vie de rêve, la personnalisation est reine : on peut créer des Mii, puis leur apprendre notamment à parler de centres d’intérêt que l’on choisit soi-même. Mais, comme souvent, la liberté s’accompagne de dérapages. Un utilisateur a par exemple filmé une conversation entre deux habitants portant sur le BDSM. L’une déclare ainsi : « Je m’amuse le plus lorsque je fais du BDSM ». Soit.
D’autres exemples sont plus… explicites. « Tu aimerais parler de… la masturbation masculine ? » (jerking off, en anglais). Ce à quoi l’autre habitant répond : « Je suis super intéressé par la masturbation masculine ! ». Une autre vidéo, cette fois en français, montre une conversation autour du fait de « parler constamment de caca ».

Si ces exemples peuvent faire sourire, certains propos sont évidemment bien plus problématiques, à l’image d’une conversation comprenant le n-word ou certaines sur les armes à feu. Nintendo aurait sans doute gagné à interdire purement et simplement certains noms, mots ou expressions. Mais, dans les faits, est-ce vraiment possible ? Cela impliquerait de concevoir un algorithme capable de filtrer des centaines de termes et d’insultes dans toutes les langues du jeu… ainsi que leurs synonymes et variantes.
Consciente des dérives possibles dans Tomodachi Life, la firme a donc préféré interdire la diffusion de captures d’écran Switch du jeu — quitte à sacrifier une part de sa visibilité. Une précaution facilement contournée : les joueurs peuvent toujours filmer leur console. Résultat, les dérapages alimentent déjà un véritable engouement. Mais au vu de la quantité de contenu problématique générée par la seule version de bienvenue, reste à voir comment Nintendo gérera la situation lors de la sortie officielle.
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